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Montrée de 1829

Cette montrée de la métairie de la Gonterie fut faite le 5, 6, 7 et 8 juin 1829 par Mathurin Paulmier arpenteur géomètre public patenté demeurant au bourg de St Mars, avec Jean Choplin cultivateur sortant et demeurant à Parigné l'Evêque, et Pierre Blot cultivateur entrant.

Article 1 : la maison du fermier, la porte d'entrée d'ycelle qui est au côté du chemin est à 2 vantaux ferrés de leurs pentes et gonds, dont celui du bas n'est garni que d'une clanche de loquet avec son mentonnet et celui du haut garni d'un verrou de fer rond, d'un loquet poucier avec tous les ustenciles et d'une serrure en fer fermant à clef garnie de son entrée en fer, les jambages de la dite porte ainsi que le seuil qui est d'une pierre de la Vacherie d'Ecommoy, le tout bien en état. La fenêtre de sur la cour est garnie seulement de deux grilles de fer, la troisième est anciennement défaillante, d'un chassis soutenu de pentes à vis et gonds, fermant avec une targette, elle est garnie de neuf carreaux de vitrage dont deux sont anciennement fêlés néanmoins servables, du même côté de la dite fenêtre se trouve un placard dans le mur garni de 4 planches en bois assez servables sans fermeture ni apparence, en retour en face de la porte d'entrée est l'évier garni d'une petite planche en bois, pour y appuyer une seille, lequel évier est pavé de pierre creusée formant des bords plus élevés en roussard taillé, pavé dans un coin avec 4 carreaux de terre cuite avec son écouloir pour en tirer l'eau par dans la dite cour. A la cheminée y sont deux gonds de crémaillère en fer, le contre coeur d'ycelle ainsi que ses deux côtés sont en tuffeau en cas de servir et garnis de leurs enduits, ses jambages sont un peu écornés et même arrondis par cause de vétusté néanmoins servables, à cette dite cheminée se trouve une ancienne bouche de four en tufeau où s'y trouve un ancien potager sans aucunes garnitures de fer ni fontes, le tout en cas de servir quoi qu'un peu écorné. les enduits du pourtour ainsi que ceux du plafond du grenier embrasures des portes fenêtres et placard sont tous en état quoique bien des petits trous de peu de conséquence en plusieurs endroits, l'aire de la place d'ycelle maison est pavée en carreaux de terre cuite de 8 pouces de largeur en bon état quoique plusieurs soient fêlés et quelques uns très tendres pour faute de cuisson.

On retrouve là la description de la grande chambre de la ferme de la Gonterie, vaste salle avec une porte sur la rue (depuis détruite et remplacée par une fenêtre), une cheminée, sur le coté savoir donnant sur l'avant cour de la maison de maître, une petite fenêtre avec ses barreaux de fer (toujours existante), et un placard plus loin qui fut masqué dans les années 1960 et qui devait être l'ancienne porte d'entrée sur la cour de la ferme qui se trouvait au sud.

Article 2 : La Chambre , la porte à communiquer de la dite maison en ycelle est faite à petits panneaux, ferrée de ses pentes et gonds, fermant avec un loquet poucier garni, les jambages en sont en pierre en bon état quoi qu'un peu écornés, le seuil est en 3 pièces en pierres, au mur de derrière y sont deux abat-jours qui servaient autrefois à éclairer un métier à toiles sans fermetures ni apparence, à celui vers le midi s'y trouve une fenêtre garnie d'un chassis dormant scellé avec 5 patins de fer, ou sont 6 carreaux, .... vitrages en bon état, tous les enduits du pourtour et même ceux du plafond, du grenier sont de même en bon état quoi que ceux du dit pourtour soient piqués de petis trous en différents endroits, l'aire de la place d'ycelle est en terre forte qui aurait besoin d'être refaite à neuf, mais elle était en pareil état lors de l'entrée du sieur Choplin, fermier sortant cela est pour mémoire. dans la dite chambre s'y trouve un escalier en bois servant à l'habitation des greniers garni des 12 marches et contres marches dont la 6ème à partir d'en bas est hors d'état de servir, les autres ainsi que sa rampe sont en état.

On retrouve là la description de la petite chambre de la ferme de la Gonterie, salle avec une fenêtre donnant sur l'avant cour de la maison de maître (toujours existante), les deux petites ouvertures en bat jour du côté nord ont disparus et ont été remplacée par une porte donnant sur la cour nord, et l'escalier qui monte au grenier mais qui a dû changer de place par rapport à cette montrée.

Article 3 : Il n'y a point de fermeture à l'entrée des dits greniers ni apparence, l'aire de place des greniers de sur les dites maison et chambre est faite à neuf en terre forte bien hercée pourquoi il serait nécessaire qu'il fut mis une laitance avec un peu de terre forte et de la fiente de vache, celle de sur la boulangerie est aussi en terre forte en bon état, ces deux greniers sont séparés par une cloison en planches de carreaux, dont il en voit plus que 10, les autres sont défaillantes d'ancien temps comme étant inutiles, le grenier de sur la dite boulangerie est plus élevée que l'autre et il n'a point d'escabeau pour y monter d'ancien temps.

On retrouve là la description des greniers faite dans l'article 2 de la précédente montrée, cette description colle parfaitement à la situation actuelle des greniers au dessus de la ferme sauf que le principal grenier (au dessus de la grande salle et de l'autre petite chambre) est maintenant pavé. La différence de niveau entre le grenier précédent et le grenier au dessus de la boulangerie est toujours existante.


Article 4 : Le vantail de porte à entrer de la dite maison dans la boulangerie est très antique et de bien peu de valeur, ferré de ses pentes et gonds, d'un loquet poussoir avec son mauvais mentonnet et même le poussoir est défaillant pour cause de vétusté, à cette dite porte y sont deux marches en pierre dont une de deux morceaux, la porte extérieure de la dite Boulangerie est en bon état ferré de ses pentes et gonds, d'un loquet à bouton olive avec son mentonnet bien servable et d'un verou de fer rond avec son crampon au jambage, la serrure a été mise à une autre porte, les jambages en pierre et tuffeau ainsi que son linteau, le tout en bon état et le seuil en pierre de la Vacherie, la terrasse du plancher sans enduit néanmoins en bon état avec leurs pourfruits, c'est à dire les murs du pourtour, pourfruit à pierres découvertes. Le foyer est carrelé de 5 rangs de pavé de terre cuite de 8 pouces en carré, sans bordures, le surplus de l'aire de place est en terre forte qui aurait besoin d'être repicté et y rapporter de la terre, ce qui existe d'ancien temps. La bouche du four en tuffeau en état quoique l'autel soit fendu, son aire de place pavée de carreaux de terre cuite dont majeure partie sont fêlés et mal appareillés et le dit four sans bouchoir. La cheminée d'ycelle boulangerie est garnie de son gond en fer sans crémaillère, son contre coeur avec ses deux côtés et ses jambages sont en état. Près de la dite cheminée dans un coin, se trouve une chaudière en maçonne de moelon au bas et en briques au haut avec un lien en fer autour qui en fait la bordure, est en dessous un petit fourneau à faire le feu sous la dite chaudière fermée d'une petite porte en tôle, au fond d'ycellle chaudière est un grand chaudron, en fonte qui est rompu hors d'état de servir, il faut alors que le tout soit démoli pour y remettre un autre chaudron, et à l'instant est intervenu le dit sieur Blot fermier qui nous a déclaré ne point vouloir et même qu'il renoncait à s'en servir.

On retrouve là la description de la chambre faite dans l'article 3 de la précédente montrée, cette description colle parfaitement à ce qui était l'ancienne cuisine de la ferme avec son four mais avec une fenêtre en moins. Entre 1819 et 1829 cette chambre avait été transformée en Boulangerie. Les marches pour aller de la grande Chambre à la cuisine sont toujours existantes.



Articles 5 :  La porte à entrer de la sus dite boulangerie dans lécurie aux chevaux est en bon état roulant sur des pentes et gonds fermant avec un loquet poucier garni de tous ses ustenciles, la marche à monter de la dite boulangerie en ycelle écurie est faite d'une planche en bois et d'un rang de pavés, le tout en cas de servir, la porte extérieure de la dite écurie est à deux battants avec chacun leurs pentes et gonds, l'un de ces battant est tenu arrêté et fermé par une barre de fer boutante garnie de ses pitons, le tout bien servable, fermant avec un verrou plat en fer, les jambages d'ycelle porte sont en roussard, quoique un peu écornés sont en état, le seuil est de deux morceaux de pierre dures, la terrase du plancher manque au dessus en plusieurs endroits par vétusté, y sont même quantité de quenouilles qui n'ont jamais été ragrayés. Les murs du pourtour sont en bon état quoi qu'une partie des enduits soit à pierres découvertes, au dessus du râtelier se trouve un bout de passée d'enivron 1 mètre  de long sans terrasse servant en cas de besoin d'abat-foin, la terrasse de refent est bien rapiècée et assez grossièrement, néanmoins,en cas de servir. L'aire de la place est toute pavée de pierres brutes en état, dans un coin d'ycelle écurie est un ancien abat-foin, l'on n'y avait plus que 8 bourts de planches de carreaux clouées sur un pieu d'un bout et une forte planche, tout le surplus défaillant par vétusté. Il n'y a point d'échelle  d'ancien temps pour monter au grenier d'au dessus. Dans toute sa longueur d'ycelle écurie y sont 2 mangeoires bout à bout et mal assemblées portant sur 4 chevalets très usés et mal enfoncés, le tout pour cause de vétusté, y sont deux petites auges dont une en bois, chacune des dites mangeoires pour faire boire les chevaux, dont une de peu de valeur, pour cause d'usure, l'on y voit un mauvais entre deux, soutenu d'un pieu avec deux barres dont une démanchée par cause de vétusté, est aussi un bon râtelier au dessus des dites mangeoires et de même longueur moins un 1/2 mètre garni de tous ses barreaux bien servables.

On retrouve là la description de l'écurie telle que je l'ai connue dans mon enfance, sauf que la porte de communication entre la boulangerie et l'écurie avait été supprimée. Cette écurie était décrite à l'article 4 de la précédente montrée et les deux descriptions correspondent.

Article 6 : Le ventail de porte de l'étable aux vaches est en bon état ferré de ses pentes et gonds, d'une main en fer, d'un loquet à bouton olive garni de son mentonnet et d'une serrure en fer fermant à clef avec son entrée en fer, les jambages en pierres et en tuffeaux, et le seuil d'une pierre de grès, le tout bien servable. Tous les enduits du pourtour des murs et terrasses de refent sont en état, est aussi en bon état la terrasse, le plancher, dans un coin du dit grenier, s'y trouve un bout de passée d'environ 1 mètre de longueur sans terrasse pour peut être servir d'abat-foin ou pour donner de l'air. L'aire de la place d'ycelle étable est en terre en cas de servir quoique basse du milieu pour en tirer l'eau pas dessous la dite porte. Dans toute la longueur d'un côté d'ycelle étable, s'y trouve un râtelier de sapin garni de tous ses barreaux en bon état, sous ce râtelier et de même longueur est une mangeoire sur 3 chevalets bien en cas de servir. S'y trouve entre deux en sapin, garni de 4 petits pâlis de même bois, le tout de peu de valeur, en face de la dite porte s'y trouve un bout de râtelier aussi de sapin, d'environ 1 mètre 1/2 de longueur en bien bon état sans crèche.

On retrouve là la description de la plus grand partie de l'étable telle que je l'ai connue dans mon enfance (sans la partie du bout dont la toiture est plus basse). Il semblerait que cette étable se soit substituée à la grange décrite dans l'article 5 de la précédente montrée.

Article 7 : Le ventail de porte de la lucarne de sur la porte de l'écurie aux chevaux est ferré de ses pentes et gonds, fermant par le dedans par un verrou de fer rond garni de tout, il n'y à point d'échelle d'ancien temps pour monter à cette lucarne, l'aire de place de sur le grenier des dites écurie et étable est en terre forte haute et basse, même l'on voit quelques barreaux découverts notamment sur les parties les plus hautes, néanmoins encore en état de servir, vu que les greniers ne s'abîment guère sous les empaillements ce qui est même reconnu par l'ancienne montrée.

On retrouve là la description des greniers tels que je les ai connus dans mon enfance (les barreaux sont toujours apparents en certains endroits), et y compris la lucarne et sa porte qui existent toujours sur la cour de la ferme. Ce grenier et lucarne sont décrits dans l'article 5 de la précédente montrée.

Article 8 :  Un corps de bâtiments neuf du côté du nord de la cour, distribué en 3 toits à porcs, garnis de chacun leur vantail en bon état, et tout ferré de leurs pentes et gonds et fermant avec chacun un verrou rond garni de leurs boucles et crampons, garnis de leurs planchers en terrasse en bon état et bien rechargées, tous les murs des pourtours sont garnis de leurs enduits, les trois places parées de pierres brutes, l'on y voit 3 petites auges dont 2 en pierre creusées et l'autre en bois, et toutes bien servables. L'entrée du grenier des sus dits toits à porcs est garnie d'un ventail avec ses pentes gonds fermant par le dehors,  avec un verrou de fer rond garni de tout, il est dit plus haut que l'aire de la place du dit grenier est bien rechargée et en bon état, il n'y pas point d'échelle pour y monter.

On retrouve là la description des soues à cochons telles que je les ai connues dans mon enfance (elles existent encore). Elle sont toutes neuves et remplacent celles décrite à
l'article 8 de la précédente montrée. et qui devaient se trouver dans l'avant-cour de la maison de maître (les plans cadastraux de 1820 indiquent ce petit bâti, et ils ont disparus dans ceux de 1848, et ceux des nouvelles soues à cochons y apparaissent). Par contre l'actuel hangar attenant (et dans lequel se trouve la porte d'accès au grenier) n'existe pas encore.

Article 9 :  Au devant des dits toits à porcs et de même longueur qu'yceux, est un parc entouré de pieux limandes et pâlis, le tout en sapin, en cas de servir, la porte d'entrée de ce parc est très antique et de peu de valeur par cause de vétusté, ferrée de ses gonds et pentes, dont une est déclouée, fermant avec une cheville de bois dans un crampon en fer tenant l'huisserie. L'on y voit encore deux bouches d'un ancien verrou.

On retrouve là la description du parc à cochons mais dans une façon plus rustique que celle de maintenant (entouré de mur en pierre et piliers de porte surmontés chacun d'une belle pierre taillée en roussard).

Article 10 : Au pignon vers le couchant des dits toits à porcs et y attenant, est un petit enclos entouré de pâlis de sapins, couvert en tuiles et en bas côté, les deux demies pointes des pignons sont éperées avec des bouts de planches de sapin, lequel enclos sert pour loger les oies, la porte en est de très peu de valeur, ferrée de ses gonds et pentes dont une est déclouée, sans autres ferrures ni apparence.

On retrouve là la description de ce qui est maintenant la cabanne et qui servait autrefois à faire la pâtée des cochons, mais dans une bâti beaucoup plus rudimentaire equ a dû être reconstruit.


Article 11 : La porte de la Grange est à 2 battants ferrés de leurs pentes et gonds, dont à un est un petit crochet de fer au haut, et celui du bas est défaillant vue que l'elaise de carreau où il tenait est défaillante car il est rongé de vers, que pour tenir les vantaux fermés, se trouve une barre au milieu garnie d'un clou à vis, ce qui fait qu'elle représente une espagnolette arrêtant au haut dans le linteau et du bas dans un pieu piqué en terre, et se ferme à clef au moyen d'une serrure en fer, les murs et colombages du pourtour sont garnis de leurs enduits, fors quelques égratignures en recherche. L'aire de la place de la dite grange est en terre naturelle, mais comme étant encore pour partie couverte d'empaillement, cela fait qu'on ne peut la voir de partout, mais le sieur Choplin sera tenu avant que d'y déposer ses gerbes de la prochaine récolte, d'en boucher les cavités et la rendre solide et même faire réparer les enduits où il manquerait.

On retrouve là la description faite à l'article 8 de la précédente montrée. Cette grange devaient se trouver dans l'avant cour de la maison de maître (les plans cadastraux de 1820 indiquent ce bâti). Ce bâtiment a été remplacé ultérieurement par les communs de la maison de maître (écurie, soue et vieille maison).

Article 12 : L'appenti tenant au pignon de la dite grange est sur 4 poteaux, entouré d'un côté et d'un bout en pâlis de sapin, en cas de servir, la couverture en tuile à deux eaux. La pointe du pignon bien épérée en carreaux de sapin, il n' y a aucune clôture au côté de la cour, ni apparence. Sous lequel appenti se trouve le pressoir à casse cou, garni de son métage, sa jummelle, sa branle, deux couettes avec leur moulin et garni de deux frettes en fer, 6 carreaux de couverture en sapin, et un autre carreau plus épais servant de bélier, à ..... des couettes, y sont deux frettes en fer, vu qu'elle est écartelée, il y faudrait même une bride aussi en fer, dessous pour supporter le dit moulinet car il n'y a point de dessous en bois et ce pour cause de vétusté. Au dessus duquel pressoir sont deux pièces de charpentes traversantes assemblées avec deux barres à tenons et mortaises et supportées sur les sablières avec un petit moulinet servant à lever la branle du dit pressoir dans autres ustenciles.

On retrouve là la description faite à l'article 6 de la précédente montrée. Toutefois le pressoir a changé de place, il se trouvait derrière l'écurie, et il a été tranporté et recontruit de façon sommaire à côté de la vieille grange dans l'avant-cour de la maison de maître.

Article 13 : La porte de la cave est de très peu de valeur pour cause de vétusté, ferrée de ses pentes et gonds et d'une serrure en fer, fermant à clef sans entrée en fer d'ancien temps. L'huisserie de la dite porte est en bois, pourrie du pied et même le seuil en est défaillante, la terrasse du plancher manque du dessous en plusieurs endroits, mais il ne peut être à la charge du fermier vu qu'il n'occupe pas le dessus, lequel plancher est appuyé sur un pontereau tenant dans les murs et supporté du milieu par deux étais qui eux même sont sur chacun une pierre. Y sont deux chantiers en sapin, sans assemblage, d'environ quatre mètres de longueur semis usés, et deux autres bouts comme de vieux soliveaux en chêne d'un mètre et demi de longueur et aussi sans assemblage et sont bien usés. Les murs du pourtour, sont en état quoique pour plus grande partie sans enduit et le surplus à pierres découvertes, cela est pareil d'ancien temps. L'aire de la place est en terre naturelle très inégalle aussi d'ancien temps notamment sous les tonneaux mais cela est assez d'usage d'une place de  cave.

On retrouve là la description faite à l'article 7 de la précédente montrée. Cette cave a toujours été laissée  au fermier, elle ne fut restituée à la maison de maître que dans les années 1990.

Article 14 : Le puits du fermier est couvert d'un dôme en maçonne et en bon état, garni de son rouet avec deux frettes, tourillon, encille et crampon, le tout en fer, avec une clef ou clou à vis au dit crampon, pour empêcher la dite encille de s'enlever. La corde est au fermier sortant, et la chaîne doit rester au puits, elle se compose de 18 maillons en compris une ronde et en sus sa gargouille.

On retrouve là le puits en pierre toujours existant au milieu de la cour de la ferme. Il n'apparaissait pas dans la montrée précédente, il est donc peut être neuf.


Article 15 : La cour du dit lieu est basse en face des écuries d'un bout à l'autre, mais cela est très utile pour la consommation des courcières et le dépôt des engrais. De cette cour fait partie l'aire où battre les blés sans séparation, et le tout en terre naturelle autant en état qu'elle puisse le permettre. Laquelle cour est close d'un côté et d'un bout par les bâtiments et même aussi pour partie de l'autre bout, et en partie longeant, est close de barrières enmanchées à tenons et mortaises et bien solide. Entre ces barrières se trouve 1/ une bascule garnie de 4 barres allant d'un bout à l'autre et bien solidement enmanchées garnie de ses deux fors pieux. Et 2/ dans un bout de cette bascule est une porte à claire vue, avec ses pentes et gonds, une main en fer et un loqueteau à ressort dont le mentonnet est défaillant, toutes ses clôtures sont en état et peintes. Laquelle cour est close au long du champ du Journau d'une haie en bois sec soutenue de petits piquets et traverses de sapin, ligaturées avec des hards, le tout a été clos par le sieur Blot depuis son entrée. Est aussi fait et clos par lui une petite bascule dont le dessus est d'un petit peuplier  su sur bout, garnie de trois barres de sapin, et d'un bout de râtelier au bas avec tous ses barreaux, et le tout se tient ensemble, pour clore l'entrée du dit champ du Journau et se ferme à l'encontre de l'un des poteaux de l'appenti du pressoir.

On retrouve là la description faite à l'article 11  de la précédente montrée. Mais il n'est question que d'une seule cour (qui a priori correspond à la cour de mon enfance quoique moins grande).  Toutefois, l'emplacement de l'appenti au pressoir est incompatible avec cette cour.


Suivent les fourrages et Grand Choux (non détaillé).

Suivent les jardins, prés et pâtures, sapinières, et terres labourables (articles non détaillés).

Article 1 : Le champ nommé le Journal.

Article 2 : Le champ nommé la Bissonnerie.

Article 3 : le petit Jardin de devant le portail clos à part contenant environ 9 chaînées.

Article 4 : Le champ nommé la Petite Paillerie.

Article 5 : Le champ nommé la Grande Paillerie.

Article 6 : Le Petit pré du Canard.

Article 7 : le Pâty.

Article 8 : le grand pré du Canard.

Article 9 : le pré attenant à celui du Sablon (2/3 d'hommée).

Article 10 : le petit Pré du Bordeau d'environ 1/2 hommée.

Article 11 : la pièce du Bordeau.

Article 12 : la Châtaigneraie.

Article 13 : La Grande Pièce des Faults.

Article 14 : Le Champ de la Grande Sapinière.

Article 15 : le champ nommé la Perrière.

Suivent les cotaisons (non détaillé).

Suivent les taillables (non détaillé).


Fin de l'article


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