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Histoire et Généalogie email : voir adresse sur le lien généanet

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Période Douet-Richefeu-Chaban : 1795-1851

François Douet est marchand à Téloché. Il acquiert dans un premier temps en 1795 la maison de la Gonterie, son bordage et le moulin de Coulevé attenant, puis complète en 1807 son acquêt par celui de la métairie de la Haute Chesnaie. L'ensemble constitué par Mathurin Cureau retrouve ainsi son intégrité.

La Famille Douet :

François Douet s'est marié le 12/06/1780 à Teloché avec Anne Françoise Blottière. Il est le fils de René Douet marchand boulanger et de Anne Veilloche. Elle est la fille de François Blottière marchand boulanger et de Anne Leroy.

Son père René Douet s'est mariée le 15/06/1750 à Teloché avec Anne Veilloche. René est veuf de Renée Lefebvre avec qui il avait eu :
  • Renée Douet, mariée le 26/01/1761 à Teloché avec Jean Choplin marchand tessier
  • René Douet, marié 10/05/1768 à Teloché avec Marie Gasnier
  • Michelle Douet mentionnée à l'inventaire après décès de sa mère et disparue ensuite
René Douet est le fils de François Douet et de Renée Ramaugé et le frère de Renée Douet (mariée le 31/01/1747 à Teloché avec Louis Lebouleux tailleur d'habits). Anne Veilloche est la fille de André Veilloche et de Louise Garnier. Il auront 5 enfants :
  • François Douet le propriétaire de la Gonterie.
  • Anne Douet, mariée le 23/04/1770 à Brette avec Jean Baptiste Mainette marchand boulanger
  • Jean Douet, marchand chaufournier et marié le 26/11/1781 à Teloché avec Marie Julienne Blottière la soeur de Françoise.
  • Pierre Douet, cabaretier et marié avec Jeanne Guilleret
  • Louis Joseph Douet, marié le 11/07/1791 à St Mars d'Outillé avec Marie Coudray.

d'après le cadastre de Teloché, il est propriétaire d'un certain nombre de maisons dont une qui subsiste encore (et qui se trouve en face de l'actuelle boulangerie de la route de St Mars) et qui serait son habitation principale jusqu'à son décès (et qui est beaucoup plus modeste que sa maison de maître de la Gonterie à St Mars).

Anne Françoise Blottière décède le 27 nivose an 11 à Teloché.
François Douet décède le 09/08/1824 à Ecommoy chez Auguste René Messieux maréchal au bourg (était-il de passage à Ecommoy?).

Le 04/06/1825 devant maître Jean Nicolas Marie Rameau notaire royal à Ecommoy,il est procédé au partage des biens de François Douet en 3 Lots :
  • Anne Douet épouse de Augustin Gasselin du Verger néociant demeurant rue Royale au Mans (mariés le 15 pluviose an 13 à Teloché).
  • Marie Douet épouse de Jean Baptiste Richefeu propriétaire demeurant rue du Greffier au Mans (mariés le 05/07/1808 à Teloché).
  • François Douet, marchand de fil demeurant à la Suze.
Les Biens sont assez considérables :
  • 1er lot : La maison de maître du bourg de teloché, le champ de la Messe, le Pré du Lavoir, une maison et dépendances situées au bourg de Teloché,  une autre maison et dépendances situées au bourg de Teloché, le Champ de la Dorée, le Pré de la Planche, le Pré Neuf ou de l'Ecobué, le Clos en treille de L'Ernerie, le lieu de la Bossardière, le lieu de la Dorizonnière, les Prés de Pontvillain, le bordage du Petit Beury, le bordage du Grand Beury, le Bois des Ardrilliers ou du Château, la métairie de Linière,le bordage de la Chouannas, les Champs de la Petite Borde et de la Lande annexés à la métairie d'Epaigné, le tout à Teloché.
  • 2ème lot : La métairie des Chères, la métairie de la Ribinchelière, le bordage de Cosnu, le lieu du Ronceray, la Terre de la Vigne, la maison servant d'Auberge ou pend pour enseigne "le point du jour" située au bourg de Teloché, le tout à Teloché, le pré situé près de la Noiraie à Mulsanne, le bordage des Claveries à Moncé.
  • 3ème lot : La maison de maître de la Gonterie, la métairie de la Gonterie avec les Sapinières, la Prée située à proximité du bourg, le bordage de la Haute Chesnaie avec les Sapinières, la Piéce des Faulx, le Champ du Bois, le Pré près du moulin de Coulevé, le Moulin de Coulevé, le Pré près du moulin de Coulevé, le Pré de Pérouse, les Landes et Sapinière de Grammont, le tout à St Mars d'Outillé, le bordage de la Rousière, le taillis situé aux Ardrilliers et un autre à Boyère, et le Taillis des Vignes, une maison et boutique située au bourg de Teloché, une terre plantée en treille au bourg de Teloché le tout à Teloché.

Gestion des biens de François Douet à St Mars :

La métairie de la Gonterie :

Le 17 frimaire an 5 devant Pierre Cornilleau notaire à Teloché, François Douet marchand de Teloché baille à partir de Pâques prochain pour 6 années la ferme de la Gonterie à Anne Loiseau veuve de Guillaume Blot, telle qu'en jouit le nommé Bruneau fermier actuel.

"Avec en outre une cave dont l'ouverture est derrière les bâtiments de maître, avec droit au puits qui est dans la cour des bâtiments de maître, avec le droit de pacage pour les bestiaux dans la Sapinière de la Gonterie, fors des moutons qu'elle ne pourra faire paître, le droit de faire serrer de la Bruyère en conservant tous les jeunes sapins....... aura le reguain du pré donnant sur le bord du chemin à aller à St Mars, par conséquent fera couper le fouin et l'embargera à ses frais et le charoiera aux ordres du bailleur à distance d'une lieue le tout sans salaire...... fera employer une fois pendant le dit bail un millier de bardeaux neufs de bois de chêne et en fera retourner du vieil levé à proportion....... 4 journées de maçon et 4 journées de terrasseur.... se réserve le dit bailleur pour ceux à qui il affermera les bâtiments de maître, le droit au four de la dite ferme...... 12 Livres de beurre à l'Angevine, 4 boisseaux de chataîgnes à la cueillette des plus belles, 2 poulardes à la Toussaint, Emondera les sapins à son profit lequel émondage il ne pourra faire que de la manière qui lui sera indiquée."

Le 10/10/1811 devant maître Pierre Cornilleau notaire à Téloché, François Douet marchand de Teloché, baille la métairie de la Gonterie pour 6 années à compter de Pâques prochain à René Couret et Anne Morand telle qu'en jouissait feu Anne Loiseau veuve de Guillaume Blot selon le bail du 08/05/1808.

"lanteront des léard et osiers en suffisante quantité ....... planteront en outre à ma réquisition du dit bailleur la quantité de châtaigniers qu'il s'oblige leur fournir..... en outre planteront 3 bons sauvageons de pommes ou poires qu'ils enteront des bonnes naturse de fruit avec ceux qui s'y trouveront.... beicheront au pied et les conserveront du péril des bestiaux...... feront faire employer une fois pendant le dit bail si besoin, en 4 journées de maçon et autant de terrasseurs, aux murs et terrasses de la dite métairie.........seront requis de bianner tous les ruisseaux règnant le long des terres et prés de la dite métairie...... ne pourront empêcher le meunier de Coulevé d'émonder pour son profit des sapins dans la sapinière de la Gonterie jusqu'à la concurence de 50 bourrées chacun an ..... donneront au dit bailleur chacun an 6 kilogrammes de beurre frais au temps des Riens, 4 doubles décalitres de châtaignes des plus belles et à la cueillette, 4 poulets au mois de novembre de chacune année ...... auront le droit d'émonder les sapins des sapinières de la Gonterie.......... auront le droit de serrer de la bruyère en conservant les petits sapins."

Le 16/04/1816 devant maître Pierre Royau notaire royal à St Mars, François Douet marchand et propriétaire à Teloché baille la métairie de la Gonterie à partir du 1er mai 1818 et pour 6 années à Jean Choplin et Renée Lambert son épouse.

"Les preneurs se comporteront en bon père de famille, alors ne pourront commettre aucun abus ni malversation quelconque, cultiveront, fumeront et ensemenceront les terres de la dite métaire du mieux qu'il leur sera possible suivant les cotaisons ordinaires ainsi que les usages et cotumes du pays, de manière, enfin que les choses augmentent plutôt de leur valeur que de diminuer, apporteront aux prés et pâtures tous les soins d'entretien qu'ils exigent y faisant tous les biannages, sangsues et rigoles nécessaires, rasant en outre toutes les buttes ou taupinières qui pourraient y paraître, ne couperont aucune espèce de bois par pied tête ni branches fors le taillable mais en âge, grosseurs et saisons convenables, répareront les fossés et entretiedront les haies avec exactitude, ils auront la faculté d'émonder ou faire émonder tous les vieux sapins complantés sur la dite métairie, laissant à chacun quatre couronnes ou étages, les prenant pour sixième tous les ans et en saison convenable, ils éclairciront également tous les jeunes sapins chaque fois qu'il en sera nécessaire et de manière à ne causer aucune perte ni dommage au propriétaire. Ils ne pourront divertir de dessus la dite métairie aucun foin, paille, chaume, litière ni engrais, y faisant le tout consommer pour son amélioration, ils entretiendront tous les bâtiments qui en dépendent en bon état de réparations locatives, ramassant et faisant replacer à leurs frais tous les bardeaux ou tuiles non cassées que les vents pourraient jetter de dessus, y ceux incontinent leur chutte étant déchargés des dégâts occasionnés par les vimaires(?), feront faire aussi à leurs frais pendant le cours du bail aux murs et terrasses des dits bâtiments 4 journées de maçon et 4 de terrasseur servies et fournies de toutes matières et en cas que le dit bailleur ne leur fasse point faire, ils en demeureront déchargés, planteront tous les ans autour des terres et dans les endroits convenables une quantité suffisante de sujets de léards et d'osiers et tous sujets de chataîgniers qu'il plaira au bailleur leur fournir, planteront également et se fourniront à leurs frais tous les ans 3 sauvageons en pommier ou poirier dont moitié sera pour le moins planté dans le courant des deux premières années, ils enteront en bonne espèce de fruits avec ceux qui se trouveront propres à l'être, les armants tous d'épines et gaules ainsi que les sujets de chataîgniers, pour les garantir du péril des bestiaux, ils souffriront que le meunier du moulin de Coulevé appartenant au bailleur fasse tous les ans dans les sapins, qu'ils ont droit d'émonder, la quantité de 50 bourrées par an, provenant de sapins, qu'il émondera à cet effet, fourniront pour subside aussi tous les ans au domicile du bailleur 6 kilogrammes (ou 12 livres) de bon beurre frais au temps des Regains, 4 doubles décalitres de chataîgniers des plus belles, et 4 bons poulets dans le mois de novembre, ne pourront prétendre du bailleur aucune espèce de dédommagement pour toutes les pertes qu'ils pourraient éprouver pendant le cours du présent bail sur les fruits et récoltes par les gelées, pluies, ouragans, feu du ciel, coulures ou autres accidents quelconques, se réservant mon dit sieur bailleur le cas malheureusement arrivant, d'en statuer ce qu'il jugera convenable, ils prendront à leur entrée en jouissance de la dite métairie, dans l'état ou elle se trouvera, n'étant tenus qu'à la rendre de même à la fin du présent bail, c'est pourquoi, il leur sera loisible de faire faire visite et montrée de concert avec le bailleur et à leurs frais afin de constater la situation des choses, tous dommages et intérêts, s'il en était constatés étant affaire particulière entre le dit sieur bailleur et le fermier sortant, ils acquitteront exactement et aux termes exigibles toutes les impositions de quelque nature espèce sous telles dénominations et à telles sommes qu'elles puissent s'élever à être affectées en ce moment ou par la suite sur la dite métairie, y compris même les 3/4 de celles qui pourraient concerner la Prée de la Chesnaie à proximité de la Gonterie et appartenant au bailleur qui la fait valoir lui même, l'autre 1/4 de son imposition étant aux charges du sieur Dubois fermier du  lieu de la Chesnaie également au bailleur lequel n'entend enfin acquitter sur ces objets spécifiés que le contingent auquel les lois intervenir pourraient lui fixer comme charges extraordinaires, et à la fin de leur jouissance les dits preneurs laisseront ensemencés en gros bleds guérets, la quantité de terre voulue par les cotaisons et usages locaux pour la récolte suivante y exercer leur droit de colon, ayant soin à cette époque de tenir bien engrangés ou embargés tous les empaillements et fourages les concernant de manière qu'ils ne puissent souffrir des injures du temps, outre ce que dessus et des autres parts mentionnées les preneurs payeront de ferme annuelle à mon dit sieur bailleur à son domicile sus énoncé, la somme de 570 francs exigible moitié tous les 6 mois ce qui fera pour chaque terme la somme de 285 Francs........"

Le 08/06/1817 devant maître Pierre Royau notaire royal à St Mars, René Derré meunier de St Mars, vend à François Douet propriétaire et marchand à Teloché, une pièce de terre nommée le Champ des Bois clos à part et situé à St Mars d'une contenance de 55 ares (5/4 de journal) joignant d'un côté un ensemencé appartenant à nous notaire et d'autre côté l'acquéreur, d'un bout une pièce de terre dépendant de la métairie de Launay au sieur Longueval d'Haraucourt à cause de son épouse, et d'autre bout les terres dépendantes du lieu de la Frogerie appartenant aux héritiers Hardiau Lavove.

NB : il doit s'agir du taillis qui est dans le haut de la grande Pièce ou pièce des Faulx (la pièce Launay étant le pré Grassin).

Le 11/05/1818 Montrée de la Gonterie par Mathurin Paulmier expert géomètre arpenteur public patenté demeurant au bourg de St Mars, entre le sieur Couret demeurant à Ruaudin et sortant,  et le sieur Jean Choplin et Renée Lambert et entrant.

Cette montrée fait l'objet d'un article à part.

En 1823 devant maître Pierre Royau notaire à St Mars, François Douet baille la métairie de la Gonterie à Jean Choplin et Renée Lambert.  Les termes de ce bail reprennent ceux de l'ancien bail.

Pour ce qui est des autres propriétés de François Douet sur St Mars :

Le 02/04/1814 devant maître Pierre Royau notaire à st Mars, François Douet baille le bordage de la Haute Chesnaie à Marin Dubois et Anne Jouanneau.

En 1817 devant maître Cornilleau notaire à Teloché, François Douet baille le moulin de Coulevé à Jean Moreau.

Le 01/02/1824 devant maître Pierre Royau notaire à St Mars, François Douet baille la métairie de la Haute Chesnaie à Marin Dubois et Anne Jouanneau.

A la mort de François Douet, c'est sa fille qui récupère la Gonterie, Coulevé et le Chesnaie.

Famille Jean Baptiste Richefeu et Marie Douet :

Marie Douet, la fille de François Douet épouse le 05/07/1808 à Teloché Jean Baptiste Richefeu marchand de fer et ancien maître de Forges de Ste Croix. Il est le fils de Louis Richefeu marchand de Bois et de Marie Guillard. Les parents Richefeu possèdent et habitent une grande maison qui était à l'emplacement de l'actuelle banque de France au Mans,
ils possédent également le domaine de Bellefontaine à Souligné sous Vallon et Coulans, le domaine de St Fraimbault à Roèzé et Fillé, le domaine de la Brochardière à Thorigné et Bannes en Mayenne (toutes ces propriétés sont citées dans un acte du 18/12/1815 devant maître Landel et qui se trouve dans les Archives Cordonniers aux ADs).  Jean Baptiste a trois frères (Julien Michel Richefeu marchand horloger place de la Sirène au Mans, et Louis Richefeu décédé le 09/01/1812, et Claude Alexis Richefeu ancien maître de forges de St Pavin des Champs) , et une soeur (Marie Anne Richefeu mariée à François Barbier marchand aubergiste de Challes). Suite au décès du père Richefeu le domaine de Bellefontaine est allé à Jean Baptiste Richefeu.

Jean Baptiste Richefeu et Marie Douet auront un fils unique Jean Baptiste Richefeu né le 19/04/1809 au Mans.

Jean Baptiste Richefeu père meurt le 17/10/1831 à Paris (ou 1830 selon le mémoire dont il est mention ci-après). Ses affaires ne sont pas florissantes, et il laisse une ardoise qui doit être considérable.

La description de cette faillite fait l'objet d'un autre Article.


Le retour à St Mars :

Le 15/05/1832, dans les registes des délibérations du conseil municipal de St Mars d'Outillé, madame veuve Richefeu et Jean Baptiste Richefeu son fils déclarent établir leur domicile en cette commune, à la Gonterie près le bourg, déclaration faite aussi au Mans où ils demeuraient (au 2 rue Auvray, à l'angle des rues Auvray et de la Crochardière : immeuble toujours existant => information indiquée dans le mémoire ci-dessus pour avoir donné cette adresse pour des prospectus concernant la nouvelle société des Bouches de l'Huisne).

Ainsi Marie Douet et son fils trouvèrent refuge en leur maison de la Gonterie.

Les difficultés de la famille Richefeu ont ey des répercussions à St Mars, car le 26/07/1832 devant maître Royau notaire à St Mars, il est procédé à la vente par adjudication des récoltes de la pièce de la Paillerie (orge, pommes de terre, turquie, pois, seigle), du foin de pré de la Gonterie et du foin du pré de la Croix du Genêt, et ceci à la requête de Louis Ferré négociant au Mans et syndic de la faillite de Richefeu père et fils.

Marie Douet se remariera le 16/02/1835 à St Mars d'Outillé avec Claude Jacques Antoine Chaban veuf de Marie Leclerc et du Grand Lucé, propriétaire. Le couple habitera la maison de maître de la Gonterie.

Marie Douet décède le 11/07/1847, et Claude Chaban le 04/10/1849, tous les deux en leur demeure de la Gonterie à St Mars d'Outillé.

Le cadastre de St Mars d'Outillé :

Le cadastre donne l'historique de la propriété de la famille Douet, puis Richefeu puis Chaban.

En 1819, le premier cadastre fait état d'une surface d'environ 53 hectares pour la propriété de François Douet.

Ensuite s'ensuivent quelques acquêts :

  • En 1824 : un pré à Coulevé de René Bouquin huissier à Ecommoy
  • En 1824 des landes à Grammont de 11 hectares de l'accadémie d'Angers
  • En 1828 le pré de la Gonterie de thomas Renard propriétaire à Tours
  • En 1830 le taillis du Sainfoin de la veuve Courtois propriétaire à Paris (qui a aussi Rochefort et la Grand Maison)
  • En 1831 le champ de la Pitardière de Etienne Cordeau cultivateur à Yvré l'Evêque (qui a aussi le bordage de la Pitardière, d'où le nom). Ce champ restera attaché à la Gonterie et y est toujours.

Ensuite s'ensuivent les cessions :

  • En 1827 le pré de la Quentière à Augustin Gasselin du Verger du Mans
  • En 1834 le champ du Journal est diminué de 33 ares au profit de Julien Paulmier (jardin Baudry).
  • En 1838 le champ des Folies à Jean Moreau meunier
  • En 1838 3 ha de la landes de Grammont à Joseph Jousselin
  • En 1838 le taillis de Sainfoin (entré en 1830) à Jean Choplin cultivateur à St Mars puis Parigné l'Evêque
  • En 1839 l'autre champ des Folies à Jacques Royau
  • En 1839 des terres à la Chesnaie à Pierre Lambert menuisier au bourg (là où est la maison Touin)
  • En 1840 le champ du cimetière à François Hunault
  • En 1841 le moulin de Coulevé et quelques terres à Louis Lemarié meunier à Coulevé
  • En 1841 des terres à Coulevé à Mathieu Dupin fabricant à St Mars
  • En 1841 le pré Marinet de Coulevé à François Valliot tisserand de St Mars
  • En 1841 une sapinière à la Chesnaie à Albert de Longueval de Segrais
  • En 1841 le pré de la Gonterie (entré en 1828) à René Houdayer. Ce pré réintegrera la Gonterie pendant la période Garnier.
  • En 1844 le bordage de la Chesnaie à René Dhommée des Feux
  • En 1844 un champ de la Chesnaie à Auguste Lebreton
  • En 1844 un autre champ de la Chesnaie à Mathieu Dupin
  • En 1844 un autre champ de la Chesnaie à Joseph Jousselin
  • En 1844 un autre champ de la Chesnaie à François Brebion meunier de la Chesnaie
  • En 1844 une sapinière de la Chesnaie à Joseph Paugoy
  • En 1845 la grande Prée de Coulevé à Louis Lair marchand de Brette
  • En 1845 le pré de Coulevé (entré en 1824) à Louis Lair marchand de Brette

NB : les dates indiquées sur le cadastre suivent d'environ 2 ans les dates réelles de mutation de la propriété.

Le reste sera vendu en 1851 par Jean Baptiste Richefeu le fils.

Baux Richefeu et Chaban :

En 1827 devant maître Royau à St Mars d'Outillé,  Jean Baptiste Richefeu  propriétaire au Mans baille le moulin de Coulevé à Jean Moreau.

Le 20/03/1829 devant maître Pierre François Royau notaire royal à St Mars, Jean Baptiste Richefeu propriétaire au Mans baille la métairie de la Gonterie à compter du 01/05/1829 et pour 6 ans, à Pierre Blot et Anne Ferré tel qu'en jouit actuellement le sieur Choplin.

"Le bailleur fait réserve de la Grande Sapinière et de la Petite y attenant, ainsi que du droit de pratiquer une allée allant de la douve du jardin jusqu'au carrefour de cette sapinière sur l'un des prés de cette métairie, cette allée devra avoir 1m30 de largeur. Il fait également réserve du droit de planter deux rangs d'arbres à telle distance qu'il avisera sur la pièce de terre nommée la Paillerie, à partir de la barrière près le portail et devant se terminer au chemin de la Chesnaie, ces arbres seront armé d'épines et gaules par le bailleur afin de les garantir du domage des bestiaux.... La sapinière de la Lande de Grammont fera partie du présent bail, sous la condition que le preneur ne pourront y prendre que 600 bourrées par année à compter de l'époque où les sapins seront jugés par le bailleur assez agés, quand aux sapinettes et bruyères de cette sapinière ils pourront en disposer.... Ils auront le droit de céder l'effet du présent bail en restant caution à la veuve Beucher leur fille si cette dernière venait à prendre un  nouvel établissement."

Le 05/05/1829 montrée de la métairie de la Gonterie faite par Mathurin Paulmier.

Comparatif des montrées de 1818 et 1829 fait dans un autre article.

Le 16/08/1832 devant maître Pierre françois Royau notaire royal à St Mars, Louis Roquain cultivateur à la métairie de la Gonterie déclare cesser de jouir de la dite métairie  à partir de la Toussaint prochaine et dont il jouit à titre de bail verbal. Cette cession doit être la conséquence de difficultées financière de la part de Louis Roquain car le 13/08/1832 il avait demandé à la vente aux enchères de ses meubles (voir l'article correspondant). Et le 07/12/1832 Louis Roquain et Anne Blot son épouse se présentent chez le notaire et autorisent à ce que ce dernier paye avec les deniers de la vente aux enchères publiques ce qui est dû en impots, et aussi ce qui est dû au propriétaire et domestiques et journaliers.

Le 30/08/1832 devant maître Pierre François Royau notaire royal à St Mars, Pierre Blot jardinier demeurant au domaine de la Gonterie déclare cesser d'occuper les bâtiments et jardins du domaine de la Gonterie à partir de la toussaint prochaine et dont il jouit à titre de bail verbal  sous la seule réserve de l'enlèvement des légumes lui apparteannt lors de sa sortie. Pierre Blot baillera le bordage de la Douve le 02/09/1832 à la suite de Pierre Follenfant et de Jeanne Paris.

Le 09/09/1832 devant maître Pierre François Royau notaire royal à St Mars, Jean Baptiste Richefeu baille le bordage de la Haute Chesnaie à Joseph Thibault et Louise Lebert ainsi qu'en jouit le sieur Dubois.

Le 09/09/1832 devant maître Pierre François Royau notaire royal à St Mars, Louis Roquain cultivateur, et Marie Douet veuve de Jean Baptiste Richefeu propriétaire et Marin Dubois fils aussi cultivateur, demeurant tous à St Mars, nomment Mathurin Paulmier pour procéder à la visite et montrée de la métairie de la Gonterie.

Le 09/09/1832 devant maître Pierre François Royau notaire royal à St Mars, Jean Baptiste Richefeu baille la métairie de la Gonterie à Marin Dubois fils et Anne Virginie Moreau son épouse demeurant à la Chesnaie  ainsi qu'en jouit le sieur Roquain, pour 540 francs : "Fourniront 10 kilogrammes de beurre frais, 4 doubles déclitres des plus belles châtaignes, 6 poulets, et chacun an, 1/2 charretée de paile de froment, et 1 charretée de paille de seigle et 2 oies grasses, le bailleur se réserve le droit au puits ainsi que d'avoir une vache que les preneurs devront faire paccager avec les leurs et ramener chaque jour à l'étable du dit bailleur".

Le 29/11/1832
montrée de la métairie de la Gonterie faite par Mathurin Paulmier, Louis roquain est le fermier sortant et Marin Dubois le fermier entrant.

Comparatif des montrées de 1829 et 1832 fait dans un autre article.

En 1835 devant maître Royau à St Mars d'Outillé,  Marie Douet veuve de Jean Baptiste Richefeu  propriétaire à St Mars baille le moulin de Coulevé à Jean Moreau.

Le 14/05/1837 devant maître Royau à St Mars d'Outillé, Jacques Chaban baille la métairie de la Gonterie à Louis Gabriel Freulon meunier et garçon, à compter du 01/11/1838 et pour 3 ou 6 ans : "Réserves sur le pré du Moulin de Coulevé et du champ du Cimetière..... fournira 10 kilogrammes de beurre, 4 doubles décalitres de châtaignes, 8 poulets, 400 kilogrammes de paille de froment, et 800 kilogrammes de paille de seigle, le billeur se réserve l'allée de la pièce de la Paillerie, le droit au puits dans la cour, et un passage tous usages par la cour, ainsi
que d'avoir une vache que les preneurs devront faire paccager avec les leurs et ramener chaque jour à l'étable du dit bailleur".

Le 26/10/1845 devant maître Auguste Leroy notaire royal à St Mars, Marie Douet épouse séparée quant aux biens de Claude Chaban, propriétaire et demeurant en sa terre de la Gonterie, baille à compter du 01/11/1846 pour 9 années, la métairie de la Gonterie à Jean Baptiste Lallemand cultivateur et Françoise Guimier son épouse de Marigné.

"Réserve faite sur l'allée qui va de la Gonterie au chemin de la Chesnaie et de la Grande Sapinière."

Succession de Marie Douet veuve Richefeu et épouse Chaban :

Le 22/05/1847 devant maître Auguste Leroy notaire royal à St Mars, Marie douet épouse séparée quant aux biens de Claude Chaban, propriétaire et demeurant en sa terre de la Gonterie vend à Jean Baptiste Richefeu son fils demeurant à la Gonterie, une portion de pré autrefois fait valoir par M Thébault à prendre dans la Prée de la Gonterie à St Mars, joignant d'un côté le ruisseau qui descend à la Chesnaie, d'autre côté la pièce de terre dépendant de la Gonterie, d'un bout le chemin de St Mars à Marigné, et d'autre bout le chemin de la Chesnaie. Cette portion sera le plus près du chemin de la Chesnaie, elle contiendra 1 hectare environ elle sera séparée du surplus par une ligne de barrières  actuellement existante laquelle sera remplacée par une haie vive.

NB : Il s'agit du bout de pré situé entre la Grande Prée et le ruisseau (le pré Fournigault). Ce pré a dû être revendu très vite par Jean Baptiste Richefeu le fils, car il n'est pas enregistré sur la nouvelle matrice cadastrale de 1850.

Le 20/07/1847 devant maître Auguste Leroy notaire royal à St Mars, Claude Chaban rentier à la Gonterie donne procuration à Louis Séraphin Lair propriétaire à St Mars, pour transiger avec les hértiers de madame Chaban, soit pour une rente viagère, soit pour une pension alimentaire, soit pour pour un somme fixe, en conséquence de faire procéder à l'inventaire de la communauté et faire procéder à la vente du dit mobilier.

Le 24/07/1847 devant maître Auguste Leroy notaire royal à St Mars, il est procédé à l'inventaire des meubles de la communauté entre Claude Chaban et feue Marie Douet son épouse dans leur maison de la Gonterie. La vente publique fut faite le 12/12/1847.

Un autre article détaillera le contenu de cet inventaire.

Le 23/10/1847 devant maître Auguste Leroy notaire royal à St Mars, Louis Séraphin Lair propriétaire agissant au nom de Claude Chaban, et Jean Baptiste Richefeu propriétaire cultivateur demeurant à la Gonterie sont présents pour le dépôt d'un bail fait par Marie Douet épouse de Claude Chaban, mère du dit Jean Baptiste Richefeu au dit Richefeu son fils pour la maison de la Gonterie, sous signature privée. Monsieur Chaban par Monsieur Lair n'entend nullement arrpouver le bail consenti par madame Chaban, au contraire se réserve le droit de le contester si bon lui semble.

Ce bail fut fait le 19/02/1847. Marie Douet épouse de Claude Chaban propriétaire demeurant à la Gonterie baille à Jean Baptiste Richefeu et Honorine Chable son épouse, demeurant à la Gonterie, à compter du premier mai prochain et pour 15 ans, le lieu de la Gonterie à savoir : "Une chambre à feu, une écurie, et une petite chambre froide attenant à la chambre à feu, et faisant face à la première cour d'entrée un hangar tenant d'un bout à la grange de la ferme de la Gonterie, une mansarde au dessus du principal corps de bâtiment, une petite chambre froide au rez de chaussée à l'extrémité du principal corps de bâtiment servant autrefois de bibliothèque, le grand jardin, le droit aux lieux d'aisance  donnant dans le jardin, et à la pompe étant dans la principale cour, la grande Prairie du dit lieu à l'exception de la partie donnée au dit fermier, pour l'habitation de la mansarde, les bailleurs passent par l'escalier donnant dans la cuisine occupée par Fouineau, pour l'habitation du hangar, passent par la cour du fermier d'un côté et de l'autre par le bout donnant sur le grand jardin, droit de passage dans la cour pour l'habitation du grand jardin et de l'hangar, droit de passage pour l'hangar près le chemin de St Mars à Marigné pour mener les chevaux à l'abreuvoir."

NB : les relations entre Claude Chaban et Jean Baptiste Richefeu son beau-fils ne sont sont donc pas des meilleures.

 Ce même 23/10/1847 devant maître Auguste Leroy, Jean Baptiste Richefeu propriétaire à la Gonterie, délivre son leg à Claude Chaban son beau-père, ce dernier aura la jouissance des biens de la feue madame Chaban  à la charge de payer une rente annuelle de 400 Francs à monsieur Richefeu fils. Dans cet acte il est fait référence au contrat de mariage entre la dite Douet et le dit Chaban du 29/01/1835 devant maître Royau et au fait qu'ils s'y sont fait donnation mutuelle pour le survivant de la jouissance de tous les biens meubles et immeubles.


Famille Richefeu-Lechâble :

Jean Baptiste Richefeu s'est marié à Magdelaine Honorine Lechâble le 26/09/1834 à St Mars d'Outillé, elle est la fille de Jean Lechâble et de Marie Hélène Brunet salariés à Segrais (la mère de Jean Baptiste Richefeu est absente mais a donné son accord par un acte passé devant maître Royau).  Un premier enfant était né avant ce mariage : Jean Baptiste Valence  Richefeu le 24/04/1833 à St Mars (sa mère est dite couturière et habite à la Ruisselée). Un autre enfant naîtra de ce mariage :  François Alfred Richefeu le 08/02/1840 à St Mars.

Le couple Richefeu-Lechâble devenu propriétaire de la Gonterie vendra le reste des biens le 20/12/1851 devant maître Jean Mathurin Basile Delorme notaire à Ecommoy, à Edmé Julien Royau propriétaire et juge de paix à Ecommoy et Françoise Aspasie Royau son épouse. Sur cet acte le couple Richefeu-Lechâble réside au château d'Amigné à Changé et ci-devant à la Gonterie
à St Mars d'Outillé.

Le destin du couple ne sera guère enviable, Jean Baptiste Richefeu meurt le 24/10/1853 à St Georges du Plain, Magdelaine Honorine Lechâble sa veuve meurt le 17/09/1855 au Mans. Leur fils aîné Jean Baptiste Richefeu caporal au 7ème bataillon des chasseurs à pied de la 3ème compagnie, meurt le 29/09/1855 à bord de la frégate Orénoque dans la mer Noire au dessus du détroit de Bosphore (transcription de l'acte le 25/10/1858 à St Mars, il devait pasticiper à la guerre de Crimée). François Alfred Richefeu l'autre fils, sera boulanger à Ecommoy et Mayet, il se mariera avec Estelle Clémence Brault le 24/11/1861 à Ecommoy et mourra le 25/06/1866 à Tours et aura une descendance (peut être que Pierre Richefeu mon professeur d'Anglais au collège d'Ecommoy et adjoint au maire d'Ecommoy était-il descendant de cette famille).

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