Le 20/12/1851 devant maître Jean Mathurin Basile Delorme notaire à Ecommoy, Jean Baptiste Richefeu et Honorine Lechâble vendent à Edmé Julien Garnier propriétaire et juge de paix à Ecommoy et Françoise Aspasie Royau son épouse, la propriété de la Gonterie située au lieu du même nom à St Mars d’Outillé et comprenant : Une maison de maître occupée pour une majeur partie par demoiselle David institutrice et la ferme de la Gonterie exploitée par les époux Lallemand Consistant en :
Article 1 :
Un principal corps de bâtiment, renfermant un rez de chaussée distribué d’une chambre à feu et servant de cuisine, d’une chambre froide, d’un caveau, d’une cave et de quatre celliers, et un étage aussi distribué d’un grand corridor, d’une cuisine, de trois chambres à feu avec alcôves et cabinets, d’un salon et d’une cage d’escalier avec escalier, grenier avec enrayure et mansarde sur le tout.
En dehors de la façade du bâtiment, un perron à deux rampes.
Au pignon sud du hangar compris avec les bâtiments du fermier, un petit bâtiment en bas côté renfermant une étable, grenier dessus.
Un autre bâtiment séparé renfermant une grande chambre à feu servant autrefois de salle de billard et une écurie, et grenier sur le tout.
Au pignon sud du bâtiment qui précède, un autre bâtiment nouvellement construit, enfermant une chambre à feu et grenier dessus.
Cours contenant compris l’emplacement des bâtiments 8,28 ares (D780 et D781 au cadastre)
Le jardin d’agrément d’environ 17,70 ares (D779 au cadastre).
Un jardin potager contenant 36,30 ares (D783 au cadastre).
La Douve contenant 10,50 ares (D778 au cadastre).
Le tout joint d’un bout au couchant le chemin de St Mars à Marigné.
Article 2 :
Un corps de bâtiment attenant au pignon couchant de la maison de maître, renfermant la maison du fermier, distribuée d’une chambre à feu, d’une chambre froide, grenier sur ces deux chambres.
A la suite attenant à la maison du fermier, un autre bâtiment renfermant un fournil, une écurie et une étable , grenier sur le tout.
Un autre bâtiment séparé renfermant un toit à porcs en trois loges, grenier dessus.
Au pignon couchant du dit toit à porcs, un petit bâtiment renfermant un toit à porcs.
Un autre corps de bâtiment séparé renfermant une grange.
Au pignon sud de la dite grange, un hangar.
Cour dans laquelle se trouve le puits, contenant y compris l’emplacement des bâtiments 9,30 ares (D782 au cadastre).
Article 3 : Le champ du Journal dans lequel se trouve le jardin du fermier contenant 1,2450 hectare (D784 au cadastre).
Article 4 : Le Jardin de la Paillerie contenant 7,40 ares (E9 au cadastre).
Article 5 : le Champ de la Grande Paillerie contenant 2,4000 hectares (E6 au cadastre).
Article 6 : le Champ de la Petite Paillerie contenant 1,2800 hectares (E8 au cadastre).
Article 7 : le champ de la Pitardière contenant 2,3270 hectares (E14 au cadastre) et l’Allée contenant 31,30 ares (E7 au cadastre)
Article 8 : La Prée de la Gonterie contenant 1,9030 hectares (E12 au cadastre).
Article 9 : Le Pré du bout de la Grande Prée contenant 27,80 ares (E11 au cadastre).
Article 10 : le Champ du Bordeau contenant 5,4710 hectares (E126 et E127 au cadastre).
Article 11 : la Châtaigneraie contenant 76,30 ares (E128 au cadastre).
Article 12 : La Pièce des Faulx et la Marnière contenant 5,0790 hectares (E134 et 135 au cadastre).
Article 13 : le Champ de la Sapinière contenant 45 ares (E154 au cadastre).
Article 14 : La Sapinière des Faulx contenant 6,6800 hectares (E129 au cadastre).
Article 15 : le Champ de la Genetière contenant 92,60 ares (E130 au cadastre).
Article 16 : la Sapinière de la Perrière contenant 54,20 ares (D757 au cadastre).
Article 17 : le Champ de la Perrière contenant 1,4000 hectares (D758 au cadastre).
Article 18 : le Pâty contenant 44,60 ares (D762 au cadastre).
Article 19 : le Pré du Canal contenant 83,10 ares divisé en 2 parties par le ruisseau (D759 au cadastre).
Article 20 : le Pré Pourri contenant 36,50 ares (D777 au cadastre).
La ferme de la Gonterie étant affermée aux époux Lallemand. Les autres parties non compris dans les réserves des propriétaires, sont occupées par la demoiselle David institutrice, jouissant verbalement.
La famille Garnier :
Edmé Lucien Garnier a épousé Françoise Aspasie Royau (je n’ai pas trouvé leur acte de mariage, il est né à St Vincent du Lorouer en 1798, il est le fils Charles Etienne Garnier et de Julienne Letessier (arrière petite-fille de Charles Letessier le notaire royal de St Mars dont il a été souvent question à la période Lechat). Françoise Aspasie Royau est née en 1805 à St Mars d’Outillé, elle est la fille de Jacques Royau et de Magdelaine Rocheron propriétaires à St Mars. Jacques Royau est le fils de Pierre Royau le notaire royal de St Mars dont il a été beaucoup question dans la période Cureau-Dubois, et Magdelaine Rocheron est elle aussi l’arrière-arrière petite fille de Charles Letessier).
Le couple Garnier-Royau n’est donc pas en terre inconnue à St Mars, puisqu’ils y ont beaucoup de famille :
Lucien Royau le frère, propriétaire et maire de St Mars en 1850-1851
Perrine Royau sa cousine femme de Pierre François Royau notaire et aussi cousin
Dorothée Bouquin sa cousine et femme de Jean François Foucher maître de pension à St Mars (pension à l’emplacement de la maison du docteur Poix).
La famille Royau mérite tout un article, car elle fut au centre de toute l’histore de St Mars tout au long de la fin du 18ème siècle et du 19ème siécle.
Pour compléter la généalogie de la famille Garnier :
Les parents de Edmé Lucien à savoir Etienne Charles Garnier et Julienne Marie Elisabeth Letessier se sont mariés le 19/01/1779 à St Vincent du Lorouer. Les grand-parents à savoir Etienne Garnier et Marguerite Hercent se sont mariés le 05/06/1753 à Courdemanche. Les grands-parents bisaïeuls à savoir André Garnier et Louise Fenu se sont mariés le 20/02/1702 à St Vincent du Lorouer. Les grands-parents trisaïeuls à savoir André Garnier et Renée Legeay étaient marchands boucher à Jupilles et sont présents dès 1655.
Edmé Lucien fut d’abord notaire à Marigné, puis juge de paix à Ecommoy.
NB : de nombreux notaires ont quitté le notariat après quelques années, Louis Séraphin Lair est l’un d’eux, de même que Auguste Leroy, et tous deux ont été notaires à St Mars.
Le couple eut deux enfants :
Edmé Lucien Dieudonné Garnier né le 28/08/1829 à Marigné.
Angèle Françoise Garnier née le 04/07/1833 à Marigné.
Les propriétés du couple sont sur Marigné (non inventorié) mais aussi sur Ecommoy où ils font construire la maison des Quatre vents sur la route de Tours (maison toujours existante), et la plus grand partie sur St Mars :
Les héritages des parents Royau : La maison aux Lions (maison Cossard),
la Maussonière,
une partie de Moncelas (le 24/12/1847 devant maître Auguste Leroy, Françoise Rocheron veuve de Jacques Royau fera donation à ses deux enfants de tous ses biens (à Lucien Royau propriétaire à St Mars et à Françoise Aspasie Royau femme de Edmé Julien Garnier ancien notaire et juge de paix à Ecommoy).
Leurs acquêts en propre à savoir la Gonterie.
Acquisitions de Garnier :
D’après le cadastre Edmé Julien Garnier a acquis deux prés :
Le pré de la Gonterie de 27,70 ares (D761) en 1877 et sorti de René Houdayer père marchand de toiles (ce pré avait déjà été acquis par Richefeu mais revendu par la suite).
Le pré des Rivières de 34,50 ares (D776) en 1863 et sorti de Pierre Degoulet maréchal au bourg, qui l’avait sorti lui-même en 1852 de François Boulard propriétaire au bourg.
NB l’inscription au cadastre suit d’environ 2 ans la mutation de propriété (exemple toutes les terre de Jean Baptiste Richefeu sont sorties en 1853 sur le cadastre alors que l’acquêt s’est fait en 1851 par Edmé Julien Garnier).
Gestion des biens de St Mars :
Le 06/01/1877 devant maître Zacharie Hippolyte François Fleureau notaire à St Mars, Edmé Julien Garnier propriétaire et juge de paix à Ecommoy baille un certain nombre de lots de sapinières : La Sapinière de la Croix du Petit Bouleau de 10,75 hectares et divisée en 14 lots. Une autre Sapinière près de la précédente de 1,56 hectares et divisée en 2 lots. "Le bailleur se réserve le doit de chasse, d’émonder et éclaircir les sapins, et de déposer sur le bord des chemins et charrières les bourrées et le bois de chauffage qu’il fera faire, il permet d’y prendre les litières, c’est à dire les bruyères et les sapinettes, que les preneurs pourront prendre quand bon leur semble pour les sapinettes, quant aux bruyères elles ne pourront être coupées plus de deux fois pendant le présent bail passé pour 6 années et 5 mois à compter du 1er novembre et la dernière coupe faite avant le 01/04/1882 et à enlever avant le 1er mai 1882. Toutefois les bruyères en âge d’être coupées cette année pourront l’être dès le 1er janvier prochain au plus tard, ce qui n’empêchera pas le preneur de couper sur le même terrain encore deux fois au cours du présent bail, les preneurs devront couper la bruyère de rang, et non ça et là, les preneurs n’auront aucun droit de bois, ni sec, ni vert."
Le 26/12/1876 devant maître Fleureau notaire à St Mars, Edmé Julien Garnier propriétaire et juge de paix à Ecommoy baille à René Joseph Garreau tisserand et cultivateur et Magdelaine Lebouleux son épouse de la Chesnaie à St Mars, le pré de la Gonterie (de 27,66 ares) et acquis aux héritiers Houdayer.
Le 21/10/1882 devant maître Fleureau notaire à St Mars, Edmé Julien Garnier propriétaire et ancien juge de paix à Ecommoy baille la ferme de la Gonterie à partir du 1er novembre 1883 pour 6 ans à renouveler à François Porteboeuf cultivateur à Rochefort et Catherine Boulay son épouse.
"Le bailleur se réserve l’allée qui se trouve sur la pièce de la Paillerie et tendant du chemin de la Gonterie au chemin de la Chesnaie, la grande Sapinière de la Gonterie, la Sapinière de la Perrière, le droit exclusif de chasse et de pêche sur la dite ferme avec le droit de la concéder à qui bon semblera au bailleur.
Les preneurs ne pourront émonder les sapins épars ni les sapinières se trouvant sur la dite ferme, mais ils auront les branches sèches se cassant ou dé……. Avec un crochet, ainsi que la litière des sapinières, ils pourront faire paître leurs bestiaux dans ces sapinières.
Les preneurs fourniront chaque année au bailleur en sa demeure à Ecommoy à titre de faisances :
10 kilogrammes de beurre frais
8 poulets dont moitié coq au plus
4 doubles décalitres de nousillards débogués
6 paquets de rame de peuplier
Dans le cas où le bailleur ferait abattre la Grande Sapinière de la Gonterie et celle des Perrières au cours du présent bail ce qui priverait les preneurs des litières provenant des sapins et du sol, le dit bailleur pour les indemniser leur accorde dès maintenant mais pour ce cas seulement, la jouissance de 9 hectares de landes à prendre dans la lande en sapins et bruyère appelée la Lande de la Croix du Petit Bouleau."
Le 31/10/1888 devant maître Fleureau notaire à St Mars, Edmond Garnier propriétaire demeurant route de Tours à Ecommoy agissant pour lui et madame Françoise Aspasie Royau sa mère et veuve de Edmé Julien Garnier, et pour Angèle Françoise Garnier propriétaire à Sablé et veuve de François Troussard, baille la ferme de la Gonterie à partir du 1er novembre 1889 pour expirer à pareille époque en 1895 à François Porteboeuf et Catherine Boulay cultivateurs à la Gonterie.
"Le bailleur devra faire faire à ses frais d’ici le 1er novembre 1890, une cave qui pourra être être faite dans le hangar qui existe actuellement auquel cas ce hangar devra être exhaussé à la hauteur du bâtiment le joignant, et réparer la chambre à feu servant de maison d’ici un an.
Les faisances sont cette fois-ci de :
10 kilogrammes de beurre frais
8 poulets dont moitié coq au plus
4 doubles décalitres de nousillards débogués
6 doubles décalitres de bonne avoine
6 paquets de rame de peuplier
Le bailleur ayant fait abattre les sapinières de la Gonterie et celle de la Perière….. il indemnise les preneurs par la jouissance de 9 hectares de landes à prendre dans la lande en sapins appelée la lande de le Croix du Petit Bouleau."
Le bail est pour la somme de 1250 Francs.
Le 26/11/1888 devant maître Fleureau, les Garnier sus-nommés baillent la ferme de Moncelas à Auguste Perroux et Magdelaine Landeau déjà à Moncelas. Le Bail est fait pour 800 francs.
NB : Moncelas ne doit faire que les 2/3 de la Gonterie au vu du prix de fermage.
Le 20/01/1889 devant maître Fleureau à St Mars d’Outillé, Philippe Rabuty propriétaire est dit habiter à la Gonterie, et il passe un bail pour le champ des Paleines à Auguste Beauclair cultivateur à Chante-Grenouille à Parigné l’Evêque.
NB : nous apprenons ainsi que la maison de la Gonterie est habité par Philippe Rabuty, qui dans un autre acte notarié de 1889 est dit marié avec Sarah Gaudy (contrat de Mariage devant maître Guirestre notaire à Beaulieu en Indre et Loire du 06/09/1867) et qu’il est le beau frère de Lucien Royau par Christine Gaudy sa femme, propriétaire et demeurant au 70 rue de Nantes à Rennes et avant rue Lenoir au Mans (lui même beau-frère de Edmé Julien Garnier). Ces deux demoiselles Gaudy sont elles mêmes les filles de Pierre François Royau notaire à St Mars et de Catherine Virginie Royau, donc doublement cousines par les Royau. Un autre acte notarié du 16/08/1886 Philippe Rabuty est déclaré employé au ministère de la Marine et demeurant au 14 rue de la Grange à St Mandé, il baille le bordage de la Grand Maison à Prosper Lambert et Louise Guirault (la Grand Maison, maison et bordage appartenait aux époux Royau de par le passé). Nous n’avons aucune autre trace de l’habitation de la maison de la Gonterie pour toute cette période Garnier, ma mère savait qu’elle avait été habitée du temps des Savonneau (donc par Rabuty ?) et qu’elle fut vide après (puis vendue en 1948).
Le 11/11/1890 devant maître Fleureau notaire à St Mars, les Garnier vendent leur maison du bourg (à savoir la maison aux lions) à Alexandre Lambert marchand et Magdelaine Florestine Lambert son épouse.
"La description de la maison est ainsi : Chambre froide servant autrefois de magasin et cave et corridor ou vestibule, au dessus 4 chambres à feu, 2 cabinets, mansarde et grenier, en retour, cuisine, boulangerie, hangar, lieux d’aisance, cour et issue et jardin et provient de la succession de Magdelaine Françoise Rocheron veuve de Jacques Royau."
Edmé Julien Garnier décède le 07/11/1885 à Ecommoy en sa maison de la route de Tours. Sa veuve Françoise Aspasie Royau décède le 24/03/1891 à Ecommoy en sa maison de la route de Tours.
Les héritiers demeureront en indivision et sont :
Edmé Lucien Dieudonné Garnier marié à Anne Suzanne Alice Sevin sa cousine issue de germain (elle aussi arrière petite fille de Pierre Royau le notaire de St Mars par sa mère Anastasie Perrine Royau et épouse de François Firmin Sevin avocat général à la cour de cassation et demeurant au 76 rue Notre Dame des Champs à Paris) et dont il divorcera le 14/04/1885 au Mans.
Angèle Françoise Garnier veuve de François Troussard de Sablé.
NB : our la petite histoire la famille Sevin est originaire de Bauquêne dans la Somme, à quelques kilomètres de Beauval le berceau de la famille de ma grand-mère maternelle Quatrelivre et qui compte aussi des Sevin dans son ascendance. Les deux enfants Garnier survivront peu à leur mère :
Edmé Lucien Garnier décédera le 23/11/1898 à Ecommoy dans sa maison de la route de Tours.
Angèle Françoise Garnier décèdera le 27/11/1896 à Paris.
Le seul et unique héritier est Henri Edmé Athanase Auguste François Garnier, clerc de notaire à Paris puis comissaire priseur à Nantes et demeurant au 1 rue Beausoleil à Nantes, fils et neveu des précédents, il se mariera à Marthe Eugénie Anne Legas et aura une seule et unique fille à savoir Marthe Marie Lucienne Garnier née le 04/05/1900 à Nantes, infirmière et qui demeurera aussi au 1 rue Beausoleil à Nantes. Henri Edmé Garnier décèdera le 07/01/1948 à Beaupréau, et sa fille Marthe Garnier décédera après 1988 (dernier courrier reçu d’elle à cette date) et avant 1991 (retour d’un courrier adressé à la maison de retraite des Touches à Nort sur Erdre à cette date).
Toutes les informations sur la Gonterie ou sur la famille Garnier qui suivent n’ont pu être trouvées dans les archives notariales qui ne sont consultables qu’au delà de 125 ans et à la condition d’être déposées ( ce qui est encore plus restrictif).
Le Cadastre :
Le cadastre d’Ecommoy nous apprend que la grande maison des Quatre Vents sort de la famille Garnier en 1900 pour aller à Jules Pottier ferblantier route de Tours à Ecommoy (vente enregistrée le 16/05/1899 au bureau d’Ecommoy), et que l’autre petite maison des Quatre Vents est sortie en 1901 pour aller à Louis Barreau cultivateur à la Mare à Teloché (laquelle sortira a nouveau en 1909 pour aller à Auguste Barreau Bruneau cultivateur au Soleil).
Le Cadastre de St Mars nous apprend que Moncelas fut reconstruit en 1854 par les Garnier (peut être suite au partage de Moncelas : le Grand Moncelas est allé à Lucien Royau, et des terres seule sont allées à Françoise Aspasie Royau), que la Maussonnière est sortie en 1903 vers Léontine Soyer domestique à Ecommoy), que la maison du Bourg (la maison aux lions) est sortie en 1892 vers Alexandre Lambert tisserand au bourg. Et enfin Que la Maison de maître de la Gonterie est sortie en 1950 pour aller à Auguste Lebouc et Marie Elise Renault (il semblerait que Marthe Garnier ait été obligée de vendre cette maison inutilisée pour payer les frais de successions suite au décès de son père survenu en 1948 et pour garder ainsi ses deux fermes de la Gonterie et de Moncelas).
Toujours sur le cadastre de St mars et plus précisément par rapport aux terres de la Gonterie, la famille Garnier cède des bouts de terrains à la Compagnie des Tramways de la Sarthe. Effectivement, une décision de 1908 décide de la construction de la ligne de tramways entre Le Mans et Château du Loir en partant de Changé et en passant par Brette, St Mars et Marigné. Cette Ligne sera arrêtée en 1935 et les terrains seront ensuite réintégrés à la Gonterie.
Cette ligne de tramways laissera des traces visibles sur les terres de la Gonterie :
Une levée allant du Chemin de la Chesnaie à la Grande Sapinière et traversant la Paillerie, La Prée et le Bordeau (cette levée était toujours visible dans mon enfance, les rails en avaient été démontés, et elle s’était retrouvée reboisée de façon sauvage, elle servit plus tard de carrière de sable et fut complètement et progressivement dégagée d’un bout à l’autre).
Ainsi que 2 tunnels de pierre, un pour les bestiaux permettant leur passage d’un bout à l’autre de la Prée (ce tunnel fut démoli en même temps que la levée), et un autre tunnel pour le passage du ruisseau (ce 2ème tunnel est toujours existant).
Ainsi que la tranchée dans la Grande Sapinière (cette tranchée est toujours visible mais s’est trouvée reboisée).
Les Recensements de population :
Ces Recensements de population sont valables pour :
1906, 1911, 1921, 1926 et 1931 => indiquent que Louis Savonneaupère, puis Louis Savonneau fils habitent la ferme de la Gonterie.
1936 => indique que Léon Bourguigneau habite la ferme de la Gonterie.
1954 => indique que René Cerisier habite la ferme de la Gonterie et que Auguste Lebouc habite la maison de la Gonterie.
1962 => indique que Marcel Benoit habite la ferme de la Gonterie et que Auguste Lebouc habite la maison de la Gonterie.
1968 => indique que Marcel Benoit habite la ferme de la Gonterie et que Henri Verneau habite la maison de la Gonterie.
Les Listes Electorales :
De 1902 à 1914 puis de 19119 à 1932 : Louis Savonneau père jusqu’en 1914, puis Louis Savonneau fils jusqu’en 1932 sont cultivateurs à la ferme de la Gonterie.
De 1934 à 1936 : Léon Bourguigeanu est cultivateur à la ferme de la Gonterie.
De 1937 à 1939 : Charles Lehérissier est Cultivateur à la ferme de la Gonterie (en 1936 il était à Launay).
En 1944 ou 1945 : René Cerisier et Marguerite Pasquier sont cultivateurs à la ferme de la Gonterie.