La période Benoit commence par un bail, car avant de devenir propriétaires, Marcel Benoit et Berthe Verneau furent locataires de leur ferme.
Le 27/09/1955 devant maître Georges Lefranc notaire à St Mars d’Outillé, Marthe Marie Lucienne Garnier propriétaire, demeurant au 1 rue du Beausoleil à Nantes, baille à compter du 1er novembre prochain et pour 9 ans, la ferme de la Gonterie à Marcel Benoit et Berthe Verneau son épouse, cultivateurs à la Touzelière à Brette.
Désignation :
14,2395 hectares de terres labourables
5,8620 hectares de prés
80 ares en châtaigneraie
11,6445 hectares en Sapinières
Soit au total 32,5460 hectares
Ne sont pas compris dans le bail la sapinière de la Perrière pour 74,85 ares et une portion de 4 ares en D392 et joignant monsieur Beauclair ( ?).
Le fermage est consenti pour 33 quintaux de Blé et de 890 kilogrammes de viande poids vif de première qualité.
Composition des terres (fait d’après un relevé individuel cadastral) :
Sol de la Gonterie pour 0,1380 hectare.
Le Grand Jardin pour 0,0700 hectare (correspondait au petit jardin et sans le grand jardin pris sur le Pré des Rivières pour y faire du maraîchage par la suite).
La Douve pour 0,0580 hectare (la mare).
Le pré du Canal pour 0,5230 hectare (l’ancien pré Pourri).
Le pré du Pâtis pour 0,7305 hectare (l’ancien Pâty et Pré de la Gonterie acheté vers 1875).
La sapinière de la Perrière pour 0,7485 hectare (proche de Constantine).
La Châtaigneraie de la Perrière pour 0,8000 hectare (appelée plus simplement la châtaigneraie et à ne pas confondre avec la châtaigneraie des années 1800 qui se trouvait à un autre endroit et citée plus loin).
La terre de la Grande Paillerie pour 3,6805 hectares (tout le champ en face de la ferme de la Gonterie).
Le bout de la Grande Prée pour 0,3575 hectare (la partie est à partir de la ligne de tramway).
La terre du Bordeau pour 0,9665 hectare (la partie est à partir de la ligne de tramway).
La sapinière du Bordeau pour 0,4715 hectare (la partie est à partir de la ligne de tramway).
La Lande du Bordeau pour 0,6080 hectare (la ligne de tramway dans sa partie nord).
La terre de la Pitardière pour 2,2360 hectares (la partie ouest à partir de la ligne de tramway).
La Grande Prée pour 1,7600 hectares (la partie ouest à partir de la ligne de tramway).
La terre du Bordeau pour 2,7225 hectares (la partie ouest à partir de la ligne de tramway).
La Sapinière du Bordeau pour 1,2050 hectares (la partie ouest à partir de la ligne de tramway).
La Sapinière de la Châtaigneraie pour 0,6835 hectare (la partie ouest à partir de la ligne de tramway).
La sapinière de la Pièce des Fonds pour 0,6635 hectare (le bas de la Grande Pièce qui est en sapins).
La Sapinière pour 0,4500 hectare (le taillis du haut de la Grande Pièce).
La Sapinière des Fonds pour 7,5630 hectares (appelée autrefois des Faults ou des Faux).
La terre de la pièce des Fonds pour 4,4080 hectares (aussi appelée la Grande Pièce).
Le Pré des Rivières pour 2,4695 hectares (rassemble les anciens pré des Tanneries, pré du Canal et le champ du Journal).
Le 20/01/1956 montrée de la ferme de la Gonterie entre Emile Desmots expert géomètre d’Ecommoy, et Mademoiselle Garnier représentée par Monsieur Leboul son régisseur demeurant au bourg de St Mars, et Marcel Benoit fermier entrant.
Article 1 : la Boulangerie
L’entrée est close d’un vantail en deux parties fermant avec clenche et mentonnet, main à loquet poucier complet, serrure et clef. Jambages en tuffeau fortement rongés, seuil en pierre usée au milieu. La fenêtre vitrée de 8 verres ferme avec une targette plate, l’extérieur un volet usé est muni d’un crochet et piton. La Cheminée à hotte sur corbeaux en pierre a ses jambages fortement arrondis, le four a son entrée sans bouchoir, son pavage est au complet. Au trumeau de la cheminée un trou pour le passage d’un trou de cuisinière. L’aire de place est en carreaux de cm22 usagés surtout dans le passage entre la porte et la cheminée, auprès de celle-ci plusieurs sont creusés et raccordés au ciment. Plancher avec entrevous en terrasse. Les enduits des murs sont de service bien que portant une série d’écornures en recherche. Un robinet d’eau est branché sur la canalisation de la commune.
Article 2 : Chambre.
La porte de communication avec l’article ci-dessus est close d’un vantail en bois debout fermant avec une main à loquet poucier complet, crochet et piton. Sur la route, l’entrée est close d’un vieux vantail en deux parties fermant avec clenche et mentonnet serrure sans clef, main à loquet dont la main de fer est disparue, verrou rond et crampon, l’imposte usagée est vitrée de trois verres. Une petite fenêtre vitrée au complet ferme avec une targette plate et crampon, l’appui intérieur est pavé. Un placard ferme avec une targette disparue, à l’intérieur quatre tablettes. La Cheminée à hotte sur corbeaux en pierre à son contre-cœur réparé, d’un ancien four il reste seulement une pénétration en mur sans clôture. Plancher avec entrevous en terrasse de service. En côté de la cheminée, une petite fenêtre en état. L’aire de place est en carreaux cm22 usagés, de ce fait une soixantaine son cassés ou fêlés. Les murs ont leurs enduits de service.
Article 3 : Chambre froide.
La porte de communication avec l’article ci-dessus est close d’un vantail neuf muni de ses ferrures au complet. La fenêtre usagée ferme avec une targette plate et son crampon. Sur la cour une entrée close d’un vantail en deux parties, celle du haut vitrée dont le jet d’eau est usagé ferme avec main à loquet poucier complet, petite targette plate et crampon. La partie basse ferme avec clenche et mentonnet, targette plate et crampon, une patte à scellement est à fixer en mur. Le pavage est en état. Plancher avec entrevous en terrasse de service. Dans cette pièce le fermier a fait les peintures des menuiseries et celle des murs dans la grande chambre et cuisine.
Article 4 : Grenier.
Une entrée au bas de l’escalier est close d’un vantail fermant avec targette plate et crampon, la marche de départ est enfoncée et la plupart des autres sont écornées à la rive. Pavage en carreaux de terre cuite et briques en état pour un grenier pour partie et au surplus en terrasse usagée, le barreau étant apparent par parties. Dans un mur de renchaussement, la maçonnerie a été démolie pour former une marche brute. Vers le grenier à fourrages une séparation en voliges manquantes sur un mètre carré et demi. La terrasse de ce grenier annonce de l’usure et est trouée en recherche sur un mètre carré et demi. Les enduits des murs de renchaussement sont de service. Une entrée sur la cour est close d’un vieux vantail usagé dont il ne reste comme ferrures que les attaches d’un verrou disparu. Au pignon du vantail à claire voie, ferme avec une cheville en bois.
Article 5 : Ecurie.
L’entrée est close d’un vieux vantail à deux battants usagés sans ferrures de fermeture quoique apparence. Les jambages en roussard sont fortement éclatés à une assise du bas et à une autre. La mangeoire munie d’un sommier en bois porte deux boucles en fer, au dessus un râtelier auquel quatre barreaux manquent. Aux séparations en planches, une manque par bas et une autre sur moitié partie haute. Plancher avec entrevous en vielle terrasse trouée en trois points. L’aire est en pierres plates mal dressées surtout face à l’entrée. Les enduits des murs sont de service. A l’abat-foin une volige manque sur le côté. Une pénétration en mur renferme trois faibles tablettes.
Article 6 : Etable.
Deux entrées sur la cour sont closes chacune d’un vantail en deux parties dont une usagée est sans autres ferrures de fermeture qu’un poucier, l’autre ferme avec clenche et mentonnet, main à loquet poucier complet. Les jambages sont en roussard. La crèche enduite en ciment a son fond cimenté. Au dessus un râtelier usagé auquel treize barreaux manquent. Trois petites séparations formées de planches dont deux sont éclatées. L’aire est en terre du sol enfoncées de pierre plus ou moins bien dressées et mal nivelé de chaque côté de la rigole d’écoulement des purins. Plancher avec entrevous en terrasse de service bien que trouée en plusieurs points de recherche. Les murs ont leurs enduits de service. Une fosse à purin à l’extérieur est sans ouverture.
Article 7 : Taudine.
Elle est construite en planches sur un côté avec vantail de même nature dont la planche de rive est éclatée et est dépourvue de ferrures de fermeture bien qu’il y ait apparence. L’aire est en terre du sol de service. Sans plancher. Les enduits des murs ont été réparés où besoin était, Trois trous bruts ont été pratiqués en murs.
Article 8 : Parc et Toits à Porcs.
L’entrée du parc est close d’un vantail en état fermant avec verrou rond et crampon. L’aire est enfoncée de pierre brutes plus basses au long du hangar et de la murette ; quelques unes sont enfoncées. Il existe trois loges de toits à porcs dont chacune est close d’un vantail fermant avec verrou rond et crampon ; à la partie haute une trappe roule sur les coulisseaux. L’aire est pavée en pierres brutes plus ou moins bien dressées, les murs ont leurs enduits de service. Plancher avec entrevous en vieille terrasse. Le grenier au dessus s’habite par le hangar, à l’entrée, un vantail faible ferme avec serrure sans clef. L’aire est en carreaux de terre cuite dont quelques uns sont cassés ; deux sont affaissés et la terrasse au dessous forme trou.
Article 9 : Hangar.
L’entrée est sans clôture . Le voligeage est en état dans l’ensemble. L’aire en terre du sol est de service. Un bas côté appartient au fermier.
Article 10 : Grange.
Une entrée est close d’un vantail à bois debout fermant avec serrure et clef dont le crampon fixé en mur est disparu ; un crochet et piton. Une autre entrée est close d’un portail à deux battants en état fermant avec clenche et mentonnet, arc boutant en fer. L’aire est en terre du sol légèrement plus basse sur un mètre de large au long d’un pignon et à niveler au surplus sur un quart de la surface. Les enduits des murs ont été réparés où besoin était.
Article 11 : Cellier.
L’entrée est close d’un vantail en état fermant avec main à loquet poucier complet. Seuil en briques arrondies aux arrêtes. Plancher avec entrevous en briques. Les murs ont leurs enduits de service bien que dégradés superficiellement sur deux mètres carrés. L’aire en terre du sol est de service.
Article 12 : Petit Hangar.
L’entrée est close d’un portail à deux battants usagés avec un fort crochet et piton, un verrou rond et crampon, arc boutant et crampon. Le voligeage est en assez bon état. L’aire en terre du sol est suffisamment droite ; les enduits sur murette sont de service.
Article 13 : Laiterie.
L’entrée est close d’un vantail en état fermant avec serrure et clef, main de fer. L’aire est en carreaux de terre cuite plus usagés vers le fond sur dix rangs dont la plupart sont cassés. Plancher avec entrevous en terrasse de service. Les enduits des murs portent de nombreuses mais légères écornures et sont tachés d'humidité. Deux pénétrations en mur sont sans clôture.
Article 14 : Cave.
L’entrée est close d’un vantail en état fermant avec serrure et clef dont le crampon manque. Les chantiers appartiennent au fermier. Plancher avec entrevous en barreaux de terrasse. L’aire est en terre du sol de service. Les enduits des murs sont attaqués par l’humidité et portent des écornures par séries.
Article 15 : Cour.
L’entrée sur la route est close d’un clan à pâlis en état fermant avec clenche et mentonnet, un arc boutant et crampon ; pour le tenir ouvert deux crochets et pitons. Le puits a son rouet usagé ; la chaîne est au fermier, au devant un pavage en pierre brutes à refaire sur un tiers. L’aire est en terre du sol suffisamment droite. Nota : l’installation électrique appartient au fermier ainsi que les clôtures des prés.
Terres.
Article 1 : La Grande Paillerie.
Cette pièce de terre est divisée en deux parties par une charrière, à droite partie ensemencée en seigle par l’entrant avec chiendent sur 22 ares ; à gauche partie également ensemencée en seigle avec chiendent sur un journal et demi. Sur le chemin de la chesnaie chaintre en herbe de trois mètres de large avec ronces sur un mètre s'élargissant jusqu'à trois mètres entre la charrière et l’ancienne ligne de tramway dont l’emplacement apparaît encore sur une vingtaine de mètres. Vers le pré à Savonneau, chaintre sur quarante mètres de long et un mètre de large. Les fruitiers dans cette chaintre ne sont pas bêchés.
Article 2 : La Pitardière
Partie en trèfle ensemencée par l’entrant avec chiendent sur l’ensemble jusqu’à la deuxième rangée de pommiers, au surplus, blé avec chiendent sur 26 ares. Vers le pré chaintre sur un mètre de large. On compte quinze sauvageons dont huit sont écorchés.
Article 3 : Le Pré de la Grande Pièce.
En pré fauchable, sur l’article ci-dessus haie dépendant des présentes avec fossé couvert de ronces et de fougères. Sur le ruisseau la haie est en coupe.
Article 4 : Le Bordeaux.
En blé qui a dû être ensemencé sur partie à la suite des gelées. Le pont sur le ruisseau a ses madriers à remplacer. Vers le ruisseau une chaintre de largeur différente suivent les sinuosités du ruisseau pour former une ligne droite ; elle est plantée de forte ronces. Chiendent sur les deux tiers de la surface mais en plus grande quantité vers les sapins. Sur Garnier, chaintre en herbe de trois mètre de large avec bordure de ronces sur le talus.
Article 4 : La Pièce du Fond.
En guérets pour potages sauf un hectare trente deux ares en blé ; il existe du chiendent sur environ trois hectares.
Article 5 : Le Petit Bordeaux.
En trèfle par l’entrant après écot de blé. Sur le ruisseau chaintre en ronces de trois mètres de large s’élargissant suivant les sinuosités du ruisseau. On remarque cinq greffes écorchées.
Article 6 : le bout de la Grande Pièce.
En pré fauchable.
Article 6 : Le Pré du Canal.
En pré avec bordure de ronces sur la route et le chemin communal.
Article 7 : Le Pâtis.
En pâtis sans rigoles. On remarque des fougères et des ajoncs et des vielles taupinières sur environ un tiers de la surface, entre un chemin et une partie vallonnée à l’emplacement d’une ancienne haie. Les rives du ruisseau sont à recharger sur un abreuvoir, face à une ancienne rigole et vers un autre abreuvoir le long de Hertault.
Article 8 : La Douve.
Elle n’a pas été curée depuis longtemps ; buisson de ronces en un point sur le côté d’une rive.
Article 9 ; Le Pré des Rivières. En pâture avec fruitiers non bêchés.
Culture : Monsieur Benoit cultivera les terres labourables suivant les conditions de son bail, qu’il devra lors de la sortie cotaissées par tiers.
Ensemencés : Ayant fait les ensemencés à son entrée, il ne les fera pas à sa sortie et laissera les fumiers suivant l’usage.
Choux : Il devra également laisser à sa sortie des choux sur une surface de quarante ares.
Les Clôtures : Les clôtures sont la propriété du fermier.
Le 27/05/1964 devant maître Pierre Neau notaire à st Mars, Mademoiselle Marthe Marie Lucienne Garnier baille la ferme de la Gonterie à compter du 1er novembre prochain et pour 9 ans, à Marcel Benoit et Berthe Verneau cultivateurs à la Gonterie.
Le fermage est consenti pour 40 quintaux de Blé et de 890 kilogrammes de viande de bœuf poids vif de première qualité.
La vente de la Ferme de la Gonterie par Marthe Garnier à Marcel Benoit et Berthe Verneau son épouse se fera le 18/04/1972 devant maître Breteau à Beaupréau.
Cette vente exclue la Châtaigneraie et la Sapinière de la Perrière pour une surface de 1,5484 hectare, ainsi qu’une portion de la Grande Paillerie pour une surface de 1,4700 hectares, et enfin de la Sapinière des Fonds d’une surface de 7,5630 hectares vendus séparément à un industriel de la chaussure de St Macaire en Mauges dans le Choletais.
La maison de la Gonterie :
La Maison de maître de la Gonterie avait été vendue à Auguste Lebouc et Elise Marie Renault, d’anciens cultivateurs ayant été notamment à Grammont puis aux Allais. Il vinrent y passer le reste de leurs Jours. Ils avaient deux filles :
Marie Lebouc mariée à Jules Quint et cultivateurs à Ecommoy aux Guérinières.
Suzanne Lebouc mariée à Henri Verneau (le frère de Berthe Verneau) et cultivateurs à la Duretière à St Mars d’Outillé.
Au décès des parents Lebouc, c’est Suzanne qui eut la maison.
Ce n’est donc par tout à fait par hasard que Marcel Benoit et Berthe Verneau sont venus à la Gonterie en tant que locataires, l’information leur avait été fournie par le père Lebouc.
Ainsi en 1972 la maison de maître appartenait à Henri Verneau et Suzanne Lebouc, et la ferme de la Gonterie pour une partie seulement appartenait à Marcel Benoit et Berthe Verneau, la famille Verneau avait en quelque sorte réuni à nouveau le domaine…….
Et l’histoire de la Gonterie continue mais sa narration s’arrête là.