Cette montrée de la métairie de la Gonterie fut faite le 11/05/1818 par Mathurin Paulmier expert géomètre arpenteur public patenté demeurant au bourg de St Mars, entre René Couret cultivateur sortant demeurant à Ruaudin, et Jean Choplin et Renée Lambert son épouse, cultivateur entrant.
Article 1 : Le ventail de la porte de la maison du fermier de sur la cour est ferrée de pentes et gonds, d'un verrou rond, d'un loquet garni de sa main, la clanche et une bande d'ycelui sont anciennement défaillants, d'une serrure en fer fermante à Clef. La croisée garnie de deux grilles en fer, d'un chassis avec ses gonds et pentes, fermant avec un verrou plat est garni de neuf carreaux de verre dont un est fêlé qui néanmoins peut encore servir pourquoi n'avons arbitré que 20 centimes. La Cheminée est garnie de son gond de fer, le contre coeur et les deux côtés d'ycelle cheminée sont en moellons bien garnis de leur enduit. La bouche du four en tuffeau en état, ainsi que pavage de son aire de place. Le fuye est pavés en carreaux de terre cuite, cassés néanmoins peuvent encore servir, se tiennent tous entiers par morceaux ainsi reconnu dans l'ancienne montrée et sont entourés d'une bordure en bois d'environ 1 mètre en carré, le surplus de l'aire de place est en terre forte avec plusieurs cavités néanmoins rien arbitré car c'est ainsi reconnu dans l'ancienne montrée. Les enduits du pourtour des murs sont en état. La terrasse du plancher sans enduit ni apparence qui commence à menacer en plusieurs endroits par vétusté. Sont deux dressoirs, dans les murs du contour sans vantaux garnis de leurs planches en bois dont une défaillante par vétusté. Au côté gauche de la cheminée est une planche de carreau suspendue avec deux pentilles en bois clouées aux soliveaux.
Article 2 : Le ventail de porte de sur la cour de devant est ferré de pentes et gonds d'une serrure en fer et plate fermante à clef, la croisée est garnie de double chassis dont une forme un guichet avec leurs pentes et gonds, est aussi garnie d'une grille en fer, tous les enduits du pourtour sont nouvellement réparés, au coté du nord sont deux petites fernêtres ou abatjour servant autrefois à éclairer des métiers à toiles sans fermeture d'ancien temps, les enduits du plafond sont pareils à l'ancienne montrée presque tous tombés par vétusté, et en surplus sont bloquants et de nulle valeur, l'aire de place en terre naturelle en cas de servir, dans cette chambre est un escalier en bois, en cas de servir à monter au grenier, les aires des places des dits greniers sont de terre forte en passable état pour entrer sur le grenier de la petite chambre d'entre la maison et l'écurie est une ouverture de porte sans ventail, la place de ce petit grenier est aussi en terre en état. Dans le grenier de sur la maison sont trois bouts de planche de carreaux dont à une sont deux petites pentes et un gond, aue autre garnie garnie d'un verrou rond et enfin l'autre est garnie d'un verrou plat et un rond, deux petites boucles en fer, et d'une vieille serrure à bosse aussi en fer sans clef, il paraît que les trois planches servaient autrefois à des vantaux de portes et le tout pour mémoire et désignation.
Article 3 : Sommes revenus dans la maison et de là sommes entrés dans la chambre de derrière, le ventail de porte est garni de toutes ses ferrures sans serrure, même le loquet est de très peu de valeur par vétusté, les marches pour monter dans cette chambre sont en état dont une est d'une pierre de grès et l'autre d'un bout de madrier en bois. La fenêtre du sur la cour de derrière est garnie de deux grilles en fer, d'un double chassis en forme de guichet, le tout de très médiocre valeur par vétusté et garnie de toutes ferrures fors un petit verrou plat qui est anciennement défaillant. Les enduits du pourtour des murs sont anciennement à pierres recouvertes en médiocre état. Le dessous de la terrasse du plancher manque en plusieurs endroits aussi par vétusté, même il conviendrait en refaire. ainsi qu'il est reconnu par l'ancienne montrée une demie toise à neuf, l'aire de place est en terre forte en cavités pourquoi arbitré 50 centimes.
Articles 4 : sommes de la précédente chambre, entrés dans l'écurie aux chevaux dont le ventail à y communiquer est ferré de pentes et gonds, d'un verrou rond, de peu de valeur, d'un mauvais loquet, poussoir garni de son mentonnet, dont la clanche est anciennement défaillante ou cassée, le ventail de porte de sur la cour de derrière est à deux battants avec leur gonds et pentes d'un verrou rond, et seulement une clanche de loquet, est aussi une barre boutante en fer pour tenir les dits vantaux solidement fermés, garnie de sa boucle et son piton. La fenêtre est garnie d'un mauvais contre vent, avec ses pentes, et gonds, et d'un crochet de fer pour le fermer. Les trois murs du pourtour sont garnis de leurs enduits à hauteur d'un mètre, la terrasse de refent est en colombage et en très médiocre état par vétustée et néanmoins avons arbitrer pour la réparer 1 Franc. Le grenier d'au dessus manque en certains endroits du dessous par cause de vétusté, l'aire de place d'ycelle écurie en pierre brutes en état. En face de la porte et attenant au mur est un ratelier de bout en bout, fors un vide au milieu d'environ 2/3 de mètre et deux mangeoires bout à bout et de même longueur que le dit ratelier avec le même vide au milieu dont celle plus près de la chambre est presque neuve et en bon état. et l'autre est de très médiocre valeur par cause de vétusté. dans cette écurie est un abat foin, seulement clos d'un côté de bout de planches de carreaux dont un bout d'ycelles planches est défaillant. La lucarne de sur le grenier d'ycelle écurie est garnie de son vantail avec ses ferrures ordinaire, la place de ce grenier en terrasse en cas de servir, dans cette dite écurie, est une auge pour faire boire les chevaux en bon état.
Article 5 : Les vantaux de la porte de la grange d'à côté la précédente écurie sont ferrés du bas de chacun un boudineau en fer et de chacun une pente et un gond au haut d'une serrure en fer fermante à clef sans autres ferrures. L'aire de place est en terre en passable état, les murs et terrasses des refents sont aussi en passable état, les dits murs garnis de leur pourfruit à hauteur d'un mètre, dans cette grange, il n'y a point d'échelle pour monter au grenier de sur la précédente écurie ainsi reconnu de même dans l'ancienne montrée.
Article 6 : l'appenti du pressoir qui tient au mur de derrière de la précédente écurie n'est nullement clos d'un côté, et d'un bout, sous lequel est le dit pressoir à casse cou, garnie de son métage, sa javelle, sa branle, deux couettes et leurs moulinets garnis de deux frettes en fer, 6 carreaux de couverture dont un qui est plus fort et servant de bélier sans aucun cordage ni levier pareil à l'ancienne montrée. Au dessus duquel pressoir sont deux pièces de charpente traversantes assemblées avec deux barres à tenons et mortaises et suspendues sur les tirants avec un petit moulinet servant à lever la brente du dit pressoir.
Article 7 : Le ventail de la porte de la cave qui est sous la maison bourgeoise est ralongé du bas d'un bout de planche de carreau clouée et ferrée de pentes et gonds et d'une serrure en bois fermante à clef, sans entrée de clef en fer, le bas des murs de l'intérieur sont nouvellement pourfruit et en état, l'aire de place en terre naturelle passable, le grenier est un est un peu abîmé du dessous, cela n'est pas à la charge du fermier vu qu'il n'habite pas le dessus, avons trouvé en cette cave un chantier de sapin, allant de bout en bout, un autre de même bois allant aux deux tiers du premier et 3 autres bouts en chêne de vieille charpente d'environ chacun quatre pieds de longueur tout en cas de servir, mais il serait possible que ceux de sapin, fussent totalement usés à la fin du bail di sieur Choplin.
Article 8 : Les vantaux des portes des deux toits à porcs, un desquels est de peu de valeur, par vétusté et sont ferrés de leurs pentes et gonds fermants avec chacun un verrou rond, avec chacun un crampon, dont un cassé que pour en refournir un autre arbitré 50 centimes, les terrasses des greniers en passable état, les murs du pourtour sont garnis de leurs pourfruits réparés à neuf, les aires des places sont pavées en pierre brutes mal arrangées, y sont deux auges servables.
Article 9 : Le ventail de porte de la Grange est ferré de pentes et gonds, les autres ferrures sont tout à une planche dans le grenier de sur la maison, les murs des soucelles du pourtour nouvellement enduit, avons arbitré 1 franc pour pour faire réparer les terrasses du même pourtour et 1 franc pour recombler les cavités et l'aire de la place.
Article 10 : le vantail de la porte de l'étable aux vaches à communiquer de la dite grange est de peu de valeur, ferré de ses pentes, et gonds, sans autres ferrures, l'autre ventail de porte à sortir de cette étable dans la cour, est aussi ferré de pentes et gonds d'un desquels rond, et d'un crochet de fer pour le fermer, les murs des soucelles sont nouvellement pourfruits et les terrasses du pourtour et autres sont en état quoi que bien antique, le plancher d'au dessus est construit de neuf soliveaux et plusieurs triques de sapin, sans terrasses ni autres, c'est à dire comme dans l'ancienne montrée, l'aire de la place est en terre basse et en cavités que pour la mettre en état est arbitré 1 franc. Dans cette étable est un râtelier penté au milieu allant de bout en bout et un bout de crèche allant jusqu'à moitié et le tout de très peu de valeur ainsi reconnu par l'ancienne montrée.
Article 11 : La cour de devant est basse au devant des audevants des portes de la grange étables et toits à porcs, sans pouvoir être autrement car les eaux de la dite cour y entreraient et même cela est assez utile pour la consommation des courcières et dépôts des engrais, mais comme elle est remplie partout de grandes cavités qui doivent être remplies et unies pourquoi avons arbitré 6 francs. Et celle de derrière est passablement droite où se trouve l'aire à battre les blés, qui est en état et sans clôture fors les bâtiments qui la closent d'un côté et d'un bout et celle de devant est close des deux bouts par les bâtiments, et de deux murs par les côtés qui sont en état. Le portail d'entrée de sur le chemin public est à deux battants avec toutes ses ferrures ordinaires et la petite porte de sur la cour de la maison de maître est aussi garnie de toutes ses ferrures.
Empaillements, ayant considéré et examiné la montrée qui a eu lieu à l'entrée du sieur Couret où il est reconnu comme en celle de ses devanciers qu'il avait trouvé dans les greniers du dit lieu, la quantité de 900 de foin, et 200 de toutes pailles, et il ne laisse que 600 de foin et 1200 de paille, il est par conséquent redevable de 300 de foin, qui ne peuvent être remplacés que par le double de paille ce qui fait 600 pour 300 de foin, en ce cas le nombre de 900 de foins se trouve complet et le nombre des dit 1200 de paille se trouve réduit à 600, en conséquence le sieur Choplin fermier entrant sera donc tenu de laisser aussi 900 de foin et 500 de toutes pailles.
Suivent les jardins, prés et pâtures, sapinières, et terres labourables.
Article 12 : Le champ nommé le Journal, situé derrière la maison de maître, contient environ 2 journaux et 1/2, dont 1/2 journal longeant le chemin sert de jardin, et n'est séparé d'avec le surplus qui est en labour de rien, où sont complantés 1200 de jeunes choux verts, au lieu qu'il devrait y en avoir 1600, sont 400 que le sieur Couret doit payer à l'entrant que nous estimons 6 francs. A ce moyen le sieur Choplin fermier entrant sera à sa sortie tenu en laisser aussi 1600, le surplus de ce champ est ensemencé de gros blé retour, le bois taillable est agé de 4 ans, prenant sa 5ème sève, le fossé d'au long de la ruelle près la Cotière au sieur Ledru est en mauvais état pourquoi arbitré 2 francs, les autres fossés, sont en état. Ce champ est clos sur la cour de derrière de 7 pieux et traverses en faux bois attenants aux dits pieux avec des hards, le tout de bien médiocre valeur.
Article 13 : Le champ nommé la Bissonnerie, d'environ 2 journaux, lequel est ensemencé en gros blé guérets, après un an de repos, vu qu'il y avait en l'an d'auparavant de l'orge troisième sur même fumier, le bois taillable qui en dépend est agé de 6 ans, les fossés réparés à la coupe du dit bois sont en état, l'entrée de ce champ est close de deux petit pieux et deux traverses le tout en faux bois.
Article 14 : La pièce nommée la Grande Paillerie, d'environ 5 journaux, est en repos du mois d'aout dernier, après gros blé seigle troisième sur même fumier, reste à règler pour cette surcharge à la fin de la présente, le peu de bois taillable qui en dépend est sur le chemin du bourg à la Chesnaie a 3 ans, fossés presque tous sans plan vif ni autres, néanmoins en passsable état. L'entrée en est de deux petits pieux et deux traverses en sapin, le tout de bien médiocre valeur.
Article 15 : Le champ nommé la Petite Paillerie d'envion 4 journaux est en repos de deux ans, de ce champ il n'en dépend aucun bois taillable fors quelques souches d'osier à l'entrée près le chemin. Le fossé dépendant de ce champ est anciennement sans aucun plan vif ni autre, lequel fossé fait un retour en face du grand portail, renfermant une petite jauge dépendante de la Grande Paillerie article précédent, lequel fossé est rabattu dans toute sa longueur du côté du nord, de la part du sieur Couret, depuis ses jouissances et l'aurait depuis ce temps labouré et ensemencé sans aucune permission préalable de Monsieur Douet son maître. C'est pourquoi ce dernier l'oblige de le faire refaire à ses frais en très bonne forme de manière à être fait et parfait au plus tard au courant de l'hiver prochain ou s'en arranger avec le fermier entrant avant la fin de cette époque qui lui même en cas d'arrangement en demeurerait responsable et devrait les rendre en bon état à sa sortie, tant qu'à l'autre bout du même fossé en retour comme dit est en face du grand Portail, le dit Couret sera de même tenu le réparer en bonne forme dans le même délai que celui ci dessus ou aussi le marchander au dit fermier entrant. Et à l'égard de la sus dite jauge comme dit est dépendante da la Grande Paillerie qui se trouve entre la petite Paillerie et le dit portail. Mon dit Sieur Douet propriétaire permet par la présente au dit Sieur Choplin son nouveau fermier d'abouter le fossé venant de vers le couchant jusqu'au chemin de St Mars à Marigné afin d'enclore cette jauge et en faire son jardin potager, cela exempterait de le faire dans le champ du Journal qui est une grande gêne pour un fermier de ne pas avoir un jardin clos.
Article 16 : Le Petit pré du Canard ou de devant la maison de maître d'environ 1 hommée est à faux courante, le bois de sur le canard et celui de sur le chemin a 3 ans, et celui longeant le ruisseau n'a qu'un an, fossés réparés, à sa coupe, l'entrée est close de deux pichons et deux traverses de faux bois.
Article 17 : L'autre Pré attenant dans un coin à celui précédent, et de tout temps sans clôture de séparation, lequel longe les douves et le bout du champ du Journal, d'environ 2 hommées est aussi à faux courante, le bois taillable de la haie plate et mitoyenne avec Monsieur Boulard a 3 ans, et le surplus n'a qu'un an, haies en passable état, entrée ordinairement sans clôture.
Article 18 : le Pré Pourri, d'environ 2 hommées est aussi à faux courante, dans l'intérieur duquel sont plusieurs souches d'aunes dont le taillable ainsi que celui de la haie mitoyenne de sur le pré de la Frogerie n'a qu'un an, et celui de sur le chemin a 5 ans, haies et fossés en état, l'entrée de ce pré est close de deux pichons, sans mortaises, et deux traverses de sapin tenantes avec des hards, est une seconde entrée au long de la ruelle qui serait nécessaire de la fossoyer et y planter du plant vif vu qu'elle est inutile et n'est seulement close que d'un pichon d'épines seiches.
Article 19 : le petit Pré du Bordeau d'environ 1/2 hommée est à faux courante, le bois taillable des deux bouts et celui d'à côté longeant en tournant la pièce du Bordeau a 4 ans, et celui longeant le ruisseau est coupé de l'hiver dernier par le sortant, prend sa première sève, fossé en passable état, l'entrée close de deux petits pieux et deux traverses en faux bois.
Article 20 : L'autre petit pré séparé d'avec celui précédent par le dit ruisseau contient environ 2/3 d'hommée, est à faux courante, le bois taillable de sur le dit ruisseau ainsi que celui de sur le chemin a été coupé par le sortant l'hiver dernier, et celui de sur le pré du Sablon est mitoyen et agé de 6 ans, prenant sa 7ème sève, haies et fossés passable, l'entrée est close de deux petites traverses attenantes à un pieu d'un bout et à une souche de l'autre bout.
Article 21 : le Pâty environ un arpent, s'y trouvent certains petits buissons, et buttes de temps immémorial, la rigole qui le traverse dans toute sa longueur est négligée de son entretien d'ancien temps, ne paraît non plus y être utile, le peu de bois taillable ne consiste que dans la haie mitoyenne de sur le pré du boeuf-courroné est agé d'un an, haie en état, l'entrée est close de deux traverses de faux bois attenantes d'un bout à une petite souche d'orme et de l'autre bout à un petit pieu.
Article 22 : le champ nommé la Perrière d'environ 2 journaux est ensemencé en gros blé guéret, le fossé longeant le chemin de St Mars à Marigné est délaissé de ses réparations de temps immémorial, ne représente plus qu'un talus, et celui de sur la ruelle à aller dans le sus dit pâty est en état et tous sans plant vif ni autres, l'entrée est ordinairement sans clôture.
Article 23 : La Grande Sapinière des Faults, laquelle est complantée de sapins agés d'environ 28 ans, en plus grande partie, et une autre partie du côté du levant ne sont agés que d'environ 17 à 18 ans, et le tout ensemble contient environ 19 journaux, les jeunes sapins ainsi qu'il est dit au côté du levant sont bons et prêts à émonder, et même à éclaircir, ce que devra faire le sieur Choplin, fermier entrant, c'est à dire qu'il les éclaircira et en émondera périodiquement avec tous les anciens toujours à la suite par 6ème partie à peu près égales en laissant bien exactement 4 étages et la couronne, mais il ne pourra éclaircir que les jeunes dont est premièrement parlé sans avoir droit même de son chef d'abattre par le pied un seul des anciens sapins, les fossés qui entourent cette sapinière ne sont point depuis longtemps à la charge des fermiers, vu qu'ils sont garnis de sapins, presques dans tout le contour d'ycelle sapinière ce qui les aurait détruit et occasionné une grosse perte.
Article 24 : Le Champ de la Grande Sapinière et y attenante au côté du levant, sans clôture ni aucune séparation contient environ 3 journaux est en repos de 2 ans, les fossés sont comme ceux de la dite Sapinière, point à la charge du fermier, sont tous sans plant vif fors deux ou trois Teruisses, dont le taillable ainsi que celui d'au contour de la dite Sapinière est agé de 3 ans, l'entrée de ce champ est celle de la dite sapinière sont ordinairement sans clôture.
Article 25 : La Grande Pièce des Faults, d'environ 11 journaux, laquelle pièce est en 4 cotaisons, dont environ 5 journaux dans le bas longeant le chemin de la Chesnaie à Grêlepoix sont ensemencés en gros blé guéret dont deux journaux après des pommes de terre et les trois autres journaux en guéret franc, deux autres journaux à la suite de ce blé sont en herbé et est en repos de deux ans, encore deux journaux à la suite amont la butte sont en blé froment en retour, et enfin deux autres journaux encore à la suite jsuqu'au bois de grêlepoix sont tous ... de gros blé retour, que dépend aucun bois taillable cette pièce fors des épines et buissons éparts, le sieur Couret a coupé les épines sur un bout de fossé longeant la pièce de Launay, sans avoir réparé le fossé que pour ce défaut avons arbitré 4 francs, tous les autres fossés sont délaissés de temps immémorial et l'entrée toujours sans clôture.
Article 26 : la Châtaigneraie qui est entre la grande Sapinière et la pièce du Bordeau sont en cette partie complantés plusieurs anciens et jeunes châtaigniers longeant le vieux chemin de la Gonterie à la Chesnaie, même aussi le dit chemin et le fossé longeant la dite pièce du Bordeau, à ce moyen le dit fossé se trouve totalement détruit à partir d'au droit d'un ancien trou où il a été tiré de la terre forte, dans le fossé de la grande Sapinière jusqu'à l'embranchement du chemin venant de Grêlepoix à la Chesnaie dans une longueur d'au moins 210 mètres (ou 105 toises). Monsieur le propriétaire exige avec raison que ce fossé soit par le dit sieur Couret refait à neuf en très bonne forme de manière à être fait et parfait au plus tard à la fin de l'hiver prochain, ou à défaut par lui de l'avoir fait à cette époque, il payera entre les mains du fermier entrant la somme de 10 francs 50 centimes, lequel fossé sera fait, la jettée du côté de la dite Châtaigneraie de façon à ce que tous les jeunes châtaigniers qui s'y trouvent complantés soient presque sur la crête du dit fossé, que le tout soit accordé entre les deux fermiers sortant et entrant afin que ce dernier le laisse en bon état à sa sortie. L'autre fossé d'ycelle châtaigneraie longeant le sus dit chemin de Grêlepoix à la Chesnaie est délaissé de temps immémorial n'est plus à la charge du fermier.
Aticle 27 : et enfin la pièce du Bordeau d'environ 11 journaux, laquelle est en deux rièges à séparer par leur travers des sillons depuis le ruisseau jusqu'à la châtaigneraie et en deux cotaisons, dont le riège le plus près du carrefour du bordeau contient environ 5 journaux est tout sous ecot de gros blé retour en repos du mois d'aout dernier, et l'autre riège le plus rapproché de la Chesnaie contient environ 6 journaux, dont environ 1 journal longeant la dite châtaigneraie est sous ecot de blé guéret qui devrait être en retour, mais comme il est en maigre terre on y a rien arbitré, il est aussi avantageux à l'entrant d'y ensemencer du blé noir comme d'avoir sa moitié du peu de gros blé qui pourrait y avoir, et les 5 autres journaux sont en gros blé retour, fors 1/2 journal au long du dit ruisseau qui est en 3ème sur même fumier, dont la totalité du blé de ce 1/2 journal appartient au fermier entrant et les récoltera lui même à son profit en rendant un boisseau et 1/2 de semence et 4 francs pour le travail au sieur Couret sortant. Le bois taillable de cette pièce longeant le ruisseau est agé de 6 Ans, et le surplus consistant sur les champs de la Chesnaie n'a que 4 ans, le bout de fossé longeant le chemin de la Chesnaie à Grêlepoix est en mauvais état, pourquoi arbitré 2 francs, puis aussi 2 francs pour un autre bout de fossé aussi qui a été labouré et non réparé allant vers l'autre bout de la châtaigneraie, à la suite d'ycelui, déjà réparé venant du carrefour du bordeau. L'entrée de cette pièce du Bordeau est close de 2 petits pieux et 2 traverses le tout en faux bois.
Récapitulation faite ou plutôt l'état et montants des sauvageaux complantés de la part du sieur Couret sortant sur les terres de la dite Métairie de la Gonterie, savoir dans le champs nommé le Journau 4 sauvageaux, dans le Champ de la Bissonnerie 2 sauvageaux, Dans la Grande Paillerie 2 sauvageaux, Dans la Petite Paillerie 2 sauvageaux, Dans la pièce du Bordeau 15 sauvageaux, y compris les antures, total 25 sauvageaux qu'antes, et le dit sieur Couret ayant joui pendant 6 ans, et par une clause de son bail, il est stipulé qu'il plantera tous les ans 3 sauvageaux ce qui ferait pour les 6 années de jouissance le tiers d'usage diminué pour les mourants 12 qu'il serait tenu de représenter, et il en laisse 25, il est donc plus qu'au droit de lui en ce cas, partant il est quitte à cet égard. Il est encore stipulé dans son bail, qu'il planterait aussi tous les ans autour des pièces de terres, des léards, et osiers en suffisantes quantité ce qu'il n'a pas fait du tout car il ne s'en trouve pas un pied, mais ayant considéré tous les endroits où il aurait dû planter ces deux espèces de bois, nous avons reconnu qu'il aurait facilement dû en planter 12 par chacun an, en 6 ans ferait 72, le tiers diminué pour ceux qui auraient pu mourir, resterait alors 48 d'effectifs, qui feraient 8 par an, mais comme nous avons 13 sauvageaux qui lui reviennent en bon et à diminuer sur ce nombre de 48, resterait de dûs et à payer par le dit sieur Couret à Monsieur Douet son maître 36 qui ne feraient plus que 6 par an dont nous estimons, les 6 de la première année à 1 franc 50 centimes la pièce, ceux de la seconde à 1 franc 25 centimes, ceux de la troisième à 1 franc, ceux de la quatrième à 75 centimes, ceux de la cinquième à 50 centimes et ceux de la sixième à 25 centimes aussi la pièce et calculs faits du tout d'après ce tarif pour les 6 années à 5 par an donne un capital de 31 francs 50 centimes.
Règlement des cotaisons des terres labourables :
Première cotaison que doit ensemencer en gros blé guéret le sieur Choplin pendant le cours de l'automne prochain, elle consiste 1/ la Grande Paillerie, 2/ la Petite Paillerie, 3/ une portion de terre d'environ 2 journaux dans la Grande Pièce des Faults qui sont à peu près au milieu d'icelle et à la suite de 5 journaux de blé guéret dans le bas d'ycelle pièce, cette cotaison contient en total environ 11 journaux.
Seconde cotaison pour de même être semé en gros blé guéret au courant de l'automne 1819 elle consiste 1/ tout le riège de la pièce du Bordeau la plus rapprochée du carrefour du gué du dit Bordeau, à prendre par la Charrière traversante depuis la châtaignerie jusqu'au ruisseau de Coulevé à la Chesnaie, 2/ le haut dela Grande Pièce des Faults d'environ 2 journaux qui est la partie joignante le bois de Grêlepoix, 3/ le champ de la Grande Sapinière en tout ce qui est en valeur contenance totale de cette cotaison est d'environ 10 journaux.
Troisième Cotaison pour aussi être ensemencée en gros blé guéret au couurant de l'automne 1820, elle consiste 1/ dans le champ du journal de derrière la maison de maître en tout ce qui n'est pas en jardin, 2/ 2 journaux à prendre dans la Grande Pièce des Faults amont la butte au droit de l'entrée de la pièce de Launay, 3/ l'autre riège de la pièce du Bordeau qui le bout le plus près de la Chesnaie à prendre par la charrière partante du ruisseau à venir jusqu'à la châtaigneraie, cette cotaison contient en total environ 10 journaux.
Quatrième et dernière cotaison pour également être ensemencée en gros blé guéret pendant l'automne 1821, elle consiste 1/ le champ de la Bissonnerie, 2/ Le champ de la Perrière, 3/ 5 journaux ou environ à prendre au bas de la Grande Pièce des Faults qui est en le côté du nord longeant le chemin tendant de Grêlepoix à la Chesnaie, cette dernière cotaison contient environ 9 journaux.
Qui sont les dites terres labourables ainsi règlées en 4 cotaisons, d'à peu près égales contenances, pour être par le dit sieur Choplin fermier entrant suivis, car elles sont telles que le sieur Couret sortant les a laissées et règlées lui même les années précédentes.
Tous les ans le sieur Choplin aura d'ensemencer l'une de ses dites cotaisons en gros blé retour et toujours celle qui la même année sortira de blé guéret, et tous les ans aussi et même la dernière année, il aura droit d'ensemencer en préparation de guérets, le quart de sa cotaison en pommes de terres, citrouilles et pois autant de chanvre qu'il en jugera nécessaire, car le tout est permis par l'usage du pays.
Comme aussi lui sera permis d'ensemencer l'an d'avant sa sortie jusqu'à concurence de 5 journaux en 3ème sur même fumier, quantité de terrain égal à celui qu'il trouve lui même à son entrée, n'ayant pu y arbitrer de dommages ou que le sortant n'en avait pas non plus reçu à son entrée en raison que ses devanciers les avaient trouvés autant d'après leur montrée qui ne leur avait que constaté l'état des choses.
Réglement en 6 parties, du bois taillable, que le dit Choplin coupera sans avoir égard aux cotaisons des terres, c'est à dire qui'il le coupera toujours le plus vieux le premier, aussi bien sur friche que sur les guérets, et la dépend encore de la dite ancienne montrée dont est parlé et encore plus de ce que majeure partie des dites terres sont sans aucun bois taillable.
Première coupe que doit prendre le dit sieur Choplin, pendant l'hiver prochain, savoir 1/ il coupera tout le bois taillable du champ de la Bissonnerie, 2/ une partie de celui du Bordeau, en tout ce qui longe le ruisseau, 3/ d'une partie de celui du pré pourri longeant la ruelle, 4/ et partie de celui tu petit pré joignant celui du Sablon, de la haie mutuelle de sur le dit pré du Sablon.
Seconde coupe, pour l'hiver fin de 1819, et commencement de 1820, il coupera 1/ tout le bois dépendant du champ du Journal, 2/ une partie de celui du petit Pré du Bordeau sur le chemin et sur le dit Bordeau, c'est à dire d'un côté et des deux bouts, 3/ et les restant de celui de la pièce du dit Bordeau sur les champs de la Chesnaie.
Troisième coupe pour l'hiver fin de 1820 et commencement de 1821, il coupera 1/ le taillable de la Grande Paillerie, 2/ celui des terrasses qui sont près l'entrée de la petite Paillerie, 3/ partie de celui du Grand Pré qui est la haie mitoyenne avec le sieur Boullard, 4/ le peu qu'il en peut dépendre autour de la grande Sapinière et terre en valeur.
Quatrième coupe pour l'hiver 1821 et commencement de 1822 il coupera 1/ le restant du taillable du pré Pourri, 2/ et une partie de celui du pré du Canard longeant le chemin et sur le dit canard.
Cinquième coupe pour l'hiver fin 1822 et commencement de 1823 il coupera 1/ le restant du taillable du Pré du Canard longeant le ruisseau, 2/ le restant aussi de celui du Grand Pré, 3/ encore le restant de celui du Pré Pourri longeant le pré de la Frogerie, 4/ et le peu qu'il en dépend dans le pâty qui est mitoyen avec le Pré du boeuf Couronné.
Sixième et dernière coupe, pour l'hiver fin de 1823 et commencement de 1824, il coupera 1/ le restant du tailable du petit Pré du Bordeau, 2/ le restant aussi de celui de l'autre petit Pré, les restants de bois de ces deux petits prés sont sur le ruisseau et comme cette coupe est plus faible que les autres, il pourra de même couper toutes les haies dépines et buissons de la Grande Pièce des Faults, même dans cette pièce il y a quelques sapins haut longeant le chemin de Grêlepoix à la Chesnaie qu'il pourra retarder l'émondage jusqu'à cette époque.
Qui est tout ce que dessus et des autres parts, la situation et composition de la dite métairie de la Gonterie telle qu'elle se poursuit et comporte circonstances et dépendances, que nous expert sus dit et soussigné affirmons sincère et véritable et que les dommages et intérêts provenant des arbitrages d'ycelle, montent en ce que le sieur Couret doit à Monsieur le propriétaire par non plantations de teruisses de léard et d'osier la somme de 31 francs et 50 centimes.
Plus il doit au sieur Choplin, fermier entrant 27 francs et 20 centimes, sur cette dernière somme déduite celle de 4 francs pour le travail de Couret pour avoir indûment ensemencé dans le Bordeau 1/2 journal de gros blé en troisième sur même fumier qui restera profit du dit Choplin, en rendant au dit Couret un boisseau et 1/2 de semence, reste dû par le dit Couret à Choplin 23 francs et 20 centimes
Il devra en outre faire ou faire faire le fossé d'entre le Bordeau et la Chataigneraie, ainsi qu'il est expliqué dans la présente.
Fin de l'article